Argentine,Chili centre

 

Du 26 au 31 décembre, de Esquel à Bariloche

Le 26 sera notre dernière journée avec nos amis et les enfants, nous comptons bien en profiter. Les enfants…comme d’hab ‘… s’amusent très bien ensemble, et les parents, comme d’hab’, profitent bien de ne pas les avoir dans les pattes…., un bouquin, c’est tellement mieux sans les enfants qui vous demandent où va cette pièce de puzzle, ou, où est le stylo rouge, il y en a 3 autres, mais c’est le manquant qu’il faut dans la seconde….

En début d’après-midi, nous faisons une petite promenade. Nous allons voire une jolie cascade, il fait beau…. On a pas pu se résoudre à piquer une tête dans le lac, donc on va faire en sorte d’alimenter les photos du site…. Votre narrateur fera donc un effort pour vous. Allons donc, il y prendra un grand plaisir, l’enfant en lui n’est jamais très loin, mais il était seul sur le coup.

Après cette balade, les enfants ayant vu « votre magnifique héros » en maillot de bain et surtout tout mouillé, nous demande à aller au lac…. Nous on renonce mais pas les enfants qui s’éclatent dans l’eau a env. 10 degrés…. Quelles rigolades. Le soir dernier apéro tous ensemble…. On sait que nos chemins  vont se séparer. Fabienne et Olivier doivent être à Santiago le 7 janvier, puis début février à Cuzco au Pérou, donc on ne sait pas si nous allons encore nous croiser.

Le 28, nous nous disons un au revoir, sachant que nous nous reverrons, soit dans la ville Rose, soit autour d’une fondue moitié moitié, la meilleure au monde (vous l’aurez compris, celle de Châtel-st-Denis, nettement supérieur à la Savoyarde…navré chers lecteurs Français). Nous roulons en direction de Bariloche, mais ferons un stop, l’étape étant trop longue. Le hasard faisant toujours très bien les choses, nous recevons un message de Frédéric, un autre Français rencontré  Coyhaique au Chili. Il a aussi une fille, Laura qui a 7 ans. Il est entre Esquel et Bariloche….trop marrant… il nous donne rendez-vous près de El Bolson, dans un camping au bord d’un lac, le lac :::::::. Celui- là est tenu par des français…des Savoyards…..  DES SAVOYARDS !!!!! Votre Narrateur et sa tendre moitié, en lisant ce message, pensent la même chose…. On ferait bien un petit travers à la fondue moitié moitié… et se laisser tenter par une fondue savoyarde (pour les envies de nourriture, veuillez vous référer à la parenthèse « Bouffe » il y a quelques semaines…. Navré pour mes mots ci-dessus concernant la fondue Savoyardes. Chers lecteurs français, JE L’ADORE !!!)

Bon !!! On a aussi envie de voir Frédéric, sa femme Carine et leur fille Laura, donc nous allons au rendez-vous, Nous roulons environ 3 heures et arrivons au camping ou nous apercevons Frédéric, il vient d’arriver… ça c’est du timing.

Nous nous inscrivons au camping, donnons notre no de passeport….notre première question aurait pu être une de celle ci-dessous :

-          Quelle est le prix pour 2 adultes et 2 enfants ?

-          Où est le lac ?

-          Avez-vous de l’eau chaude ? (il n’y en a pas toujours….)

-           Avez-vous une connexion Wifi ?

Vous l’aurez certainement compris, elle sera tout autre :

-          Avez-vous de la fondue ????

A notre immense désespoir, le restaurant ne propose aucune spécialité française et encore moins de la fondue. Un restaurant Argentin, comme il y en a plein…mince alors… !!!

Nous rencontrons la femme de Frédéric, et les filles.... sont déjà en train de jouer comme si nous habitions le même quartier depuis 3 ans…. Elles sont déjà copines.

Le soir nous mangeons ensemble et allons nous coucher bien tard, lorsque les argentins commencent à manger, pour vous dire à quel point il est tard….

Le lendemain, nous allons au lac un moment, encore un peu de détente, et l’après-midi, nous ferons un petit tout sur le lac en canöe, les filles aiment bien, mais on pense qu’elles ont préféré le petit stop de l’autre côté du lac. Nous nous arrêtons et nous baignons, nous sommes seules au monde sur une petite plage, le lac à une eau transparente et les montagnes nous entourent.

Après notre retour, nous nous attaquons au repas. Frédéric a aussi un Cobb…. Nous y ferons 2 pizzas, et pour finir une tarte aux pommes. Les pizzas sont très bonnes, la tarte… on va s’améliorer.

Le 29 nous allons à El Bolson, nous nous quittons la bas, nos envies serons différentes. Nous irons près d’une cascade pour passer la nuit.

Le 30, matin détente. Nous allons vers la cascade et nous y passerons quelques heures à nous baigner dans cet endroit très nature. On s’amuse beaucoup , l’eau est très fraîche mais on a beaucoup aimé.

L’après-midi nous allons a Bariloche ou nous passerons le nouvel an. Nous nous arrêtons dans 2 campings, le premier nous ayant pas plu, nous irons au second…. Nous y entrons et surprise, nous voyons le camion de Hugo (comme quoi…même à 25 km/h il a fini par arriver avant nous), et celui de Bernard. Qui est Bernard ? Bernard, alias Frank…ça y est, nous lui avons demandé son prénom. Il y a aussi un autre Suisse Allemand rencontré à El Calafate. Il s’appelle Félix, mais on accroche moins, par contre il nous donne envie de regarder « Le Père Noël est une ordure », comme quoi il a quand même réussi à nous inspirer.

Puis…. En discutant avec  Hugo…. Notre véhicule penche…. Un pneu crevé, mince, il y aura du travail demain.

Le 31, journée de fête, après une petite heure à changer le pneu, nous allons faire les courses. Ce soir nous allons manger ensemble avec Hugo, Gertrude, Bernard, Félix et sa femme  Francisca, en plus vous savez quoi ? On a trouvé du saumon fumé…. Votre narrateur vous quitte, Lucie et Norah sont au bord du lac, elle se baigne…il fait 30 degrés, pas mal pour un réveillon, Joyeuse Année à tous 
 

Soirée du 31 au 7 janvier, entre l’argentine et le chili

Après un moment de détente sur la plage avec les filles, nous retournons au camping­-car pour nous préparer pour cette soirée…. L’année 2010 aura durée 4 h de moins, et en cas de retour en Suisse en août, l’année 2011 va durer 4 heures de plus que d’habitude…

Felix nous avait donc invité en terrain germanique pour passer cette soirée, nous avons bien entendu accepté de bon cœur, ce qui va nous apprendre la grande différence entre un repas de fête en France et un autre en Allemagne…. Nous les Suisse, on est neutre OK ??? Alors votre narrateur va vous expliquer 2 repas bien différents, des repas auxquels en tant que bons suisses, nous ne sommes pas trop préparés :

-          Le premier se passe en France, dans la belle famille de votre cher narrateur, celui-ci  bien décider à tenir sa place à table (c’est qu’il avait été averti : ici on MANGE et en plus ça devait être l’un de ses tout premiers repas avec sa nouvelle famille et amis de la famille au complet)

Un repas en France commence toujours pas un bon apéro n’est-ce pas ? Donc nous avions commencé par ça, avec beaucoup de bonnes choses à grignoter, des apéritifs et un bon punch … un apéro qui dure…suivi de 2 entrées, surtout d’une ENORME tranche de foie gras par personne. Par la suite, un seul plat principal aurait été trop peu, donc nous avons eu droit à 2 plat principaux, suivi du traditionnel plateau de fromage et des dessers (bien entendu « des » dessers, car 1 n’est pas assez). L’histoire aurait pu ou aurait dû se terminer là.

Après se fantastique et copieux repas (même toi Djilali, tu aurais fini par câler), nous nous étions promenés et reposé environ 2 heures avant de rentrer chez notre hôte et…se remettre à table…. Quelle journée. Quant à votre narrateur, ayant bien trop mangé, sa nuit a été bien courte et s’est terminée à 4 heures du matin aux toilettes, ses 2 oreilles touchant la lunette des toilettes….si vous voyez le tableau. Le foie gras avait eu raison de lui, quant à son foie à lui, il ne l’avait pas supporté. Voilà pour le repas typique français.

 

-          Le repas Allemand, est bien plus simple. Pour le 31, nous avions 2 entrées, le saumon, et une boîte d’araignée de mer achetée au chili 2 semaines auparavant. Pour le plat un bon roastbeef et nous avions même fait un dessert.

Tout commence par l’apéro… nous amenons une bouteille de vin et une bouteille de whisky (vous connaissez maintenant le penchant de votre narrateur), et plein de petites choses à grignoter. Nous proposons un whisky, mais tout le monde fera des gros yeux à votre narrateur… pas grave il peut le boire en solitaire. L’apéro de nos amis germaniques ? Chacun son litre de bière, à la bouteille s’il-vous plait (sauf Gertrude qui a une préférence pour le vin). Nos amis ne vont pas beaucoup varier leurs boissons, ils y resterons toute la soirée… en remplaçant les litres vides par des litres pleins bien entendu.

L’entrée…. Nous étions les seuls à en avoir, donc ayant un peu honte de manger tout seul, nous avons partagé notre saumon, et voilà notre plateau tant convoité qui s’est volatilisé (mais on la fait avec plaisir quand même), mais l’entente entre votre narrateur et sa moitié étant parfaite, un seul clin d’œil nous a suffi pour ne pas parler de la boîte d’araignée de mer…

Le plat fut très bon, le plat de nos amis ? 500 g de viande sans aucune garniture, si ce n’est quelques feuilles de salade…

Dessert, nous étions les seuls a avoir préparé un gâteau que nous avons bien entendu partager…

L’ambiance ?? Bon !! C’est aussi différent de l’ambiance Française. On discute pendant le repas et après le repas, vite expédié, Félix nous sort un piano portable et des enceintes géantes pour nous jouer de la country préenregistrée….pendant des heures (on a imaginé Tata Marie en train de se fiche de lui !!!).Où peut-il bien ranger se matos, et quand peut-il le sortir, ça on ne saura sans doute jamais, pour info Felix à un Land Rover simple cabine, avec une cellule, et juste avant de sortir son piano, sa femme nous disait ne pas avoir de place pour avoir un COBB (appareil de cuisson) !!! Toute est une question de priorité, nous on préfère la bouffe à la country.

 

 Mais les filles ont aimé, Norah a adoré danser avec Bernard, elle s’est même endormie dans ses bras en fin de soirée. Votre narrateur aura beaucoup dansé avec Lucie histoire de mettre de l’ambiance et que Felix ne se sente pas trop seul.

Mais, on s’est quand même amusé, mais pas autant qu’à Noël (Normal on était avec des Français….)

 

Le 1er janvier, nous la passons tranquillement au camping, les filles sont tout de même bien fatiguée de cette soirée, nous partirons le lendemain

 

 Le 2 janvier, retour sur la route, direction Chili, mais avant une petite boucle dans les montagnes, une virée appeler « la route des 7 lacs », les guides en disent beaucoup de bien, on décide d’essayer.

Avant de faire cette boucle qui finie aux portes du Chili, nous passons par la vallée enchantée (là les guident n’en parlent pas beaucoup ). 30 minutes fantastiques au décors américains, on se croirait entre la Monument Vallée et le Grand Canyon, avec des pics un peu partout crée par des millénaires d’érosion. Tout à fait splendide, on a hâte d’être su la route des 7 lacs, qui aux dires des guides est encore mieux…

Mais nous avons été un peu déçu. La route se passe presque toujours en forêt sans point de vue, et les lacs… sont des lacs avec de l’eau dedans et des arbres tout autour. On est peut-être déjà blasé, après avoir vu tant de belles choses, espère-t-on trop après chaque virage ??

Nous passons la nuit dans une station à Junin de los Andes, près de la frontière.

Le 3, nous allons faire réparer notre pneu dans une « Gomeria ». Il y a énormément de Gomeria ici, car on utilise les pneus jusqu’au dernier mm de gomme.

Après la réparation nous roulons un peu et passons la fin d’après-midi et la soirée au bord d’un lac.

Le 4 nous passons la douane , nous voilà de retour au Chili, après un contrôle très sévère…. On a même  pas osé passer un concombre en douce tellement il y avait de personnes et de chiens pour contrôler cette douane (Le Chili étant super stricte : aucune viande, aucun fruit et légume, pas de miel ne peuvent entrer au Chili. Il faut donc toujours s’organiser et vider le frigo avant de passer au Chili). Nous entrons donc au Chili dans la région des lacs et des volcans, mais le ciel est chargé, les volcans ne sont pas visibles, demain peut-être. Nous nous arrêtons de bonne heure à Aguas Calientes (pour ceux que n’avaient pas compris = eaux chaudes.) Le nom de la ville veut tout dire, il y a des bains thermaux ici, les payants…et les gratuits. On ira demain.

Le soir, on décide de se lâcher et de se faire un bon resto. On a apprécié, jusqu’à ce que le patron nous demande de quitter son parking (de la place pour 50 véhicules le notre, et il n’y a personne) à 22h30… bref, nous allons dormir ailleurs.

 

Le 5, nous allons donc prendre un bon bain d’eau à 37 ou plus. Pas dans la piscine non (pas envie de payer et en plus pas de bassin pour les enfants) ,mais  au bord de la rivière, il y a des cailloux et du sable et des bassins de différentes tailles y sont aménagés à la main : charmant, avec cette belle rivière d’eau cristalline et cette écrin de verdure tout autour de nous. Super moment de détente avec les filles qui ont eu du mal à partir.

Après le dîner (déjeuner), nous roulons jusqu’à Puerto Montt, le ciel s’est dégagé et nous avons la chance de voir le superbe volcan Osorno…..un cône magnifique, aux neiges éternelles aveuglant de blancheur…. On a hâte de l’approcher…

 Nous ne restons à Puerto Montt que le temps d’un passage à l’office du tourisme et allons dans le port d’à côté, à Angelmo…. Nous voulions manger du poisson chez les pêcheurs. Nous savions qu’à Angelmo il y avait des petites échoppes (très petites mais sympas), ou les femmes des pêcheurs  sont devant leur  vitrine. Les échoppes sont sur 2 niveaux, chacune  a sa vitrine de 2 mètres seulement avec une entrée et un petit accès à la petite salle derrière. On  nous fait des signes en criant le no de leur échoppe…. Oui oui, elles sont là pour nous vendre du poisson, nous ne sommes pas à Amsterdam !!!! Nous mangeons bien, mais les prix là aussi ont terriblement augmentés, en plus ici c’est la haute saison qui commence.

 

Après ce repas, nous allons à Puerto vatas ou nous trouvons une place pour dormir au bord du lac avec vue superbe sur les Volcans Osorno  et Calbuco. Même les gens du coin ne se lassent pas de les regarder le soir, au soleil couchant….C’est la première fois que les gens ne regardent pas trop notre camping-car, les regards sont tous en directions des volcans.

 

 

 

Le jeudi 6, un peu de route pour aller à Petrohue ou se tient un spectacle fantastique : Après avoir vu le lac au vert laiteux (du même nom), 5 minutes de marche pour un autre moment exceptionnel. Il y a des milliers d’année le volcan Osorno étant entré en éruption, a déversé des coulées…des torrents de lave, obstruant l’écoulement de la rivière aux eaux vertes du lac Petrohue (dommage, il n’y a pas de film de la rencontre entre la lave et la rivière….. mais nous on a essayé d’imaginer). Au fil des décennies, l’eau a pu creuser la roche volcanique pour former un nouveau passage, créant des rapides et des chûtes d’eau. Une eau toujours aussi verte dans de la roche noire, avec ce volcan fantastique comme décors : on embrasse ce décors de rêve…. Mais là mieux vaut pas se baigner.

Après pause glace, retour à Puerto Varas ou nous allons faire trempette dans le lac. Une journée bien remplie, des vacances pour les parents et des vacances pour les filles, on est tous heureux, et on a droit à un coucher de soleil, le ciel flambe an dessus des 2 volcans.

 

Vendredi  7, journée de détente… pour notre camping-car : visite dans un garage Mercedes pour faire une révision. Il faut bien qu’on le bichonne, On a déjà fait presque 13'000 km depuis notre départ….. et demain on part pour d’autre aventures.

 

Du 8 au 18 janvier, Chili vers le Nord jusqu’à Valparaiso

 

En route, notre véhicule est comme neuf. Après une nuit à Puerto  Octay, nous allons en direction de Valdivia, tout près du pacifique. La ville est sympa, il y a un beau marché de poisson et les Lions de mer sont au rendez-vous. On ne s’en lassera jamais.

On passe un peu de temps à se promener, dans la ville, au marché. On profite pour faire faire un portrait des fille sur le port (l’artiste est gentil, même si il manque un peu de technique, mais Laure n’a pas le temps de lui expliquer…).

Nous allons passer notre première nuit à quelques km, sur un parking très tranquille avec vue sur des dizaines de petits bateaux de pêcheur. Très paisible

 

Le lendemain, nous retournons à Valdivia pour visiter un petit musée dans une maison coloniale avec des objets précolombiens et mapuche .  On a surtout aimé la maison….

 

Nous repartons un peu plus vers le nord, un volcan très connu nous attend : le Villarrica. Nous nous arrêtons à la ville du même nom, pas par intérêt pour la ville, mais pour la vue splendide qu’elle offre sur le volcan, toujours en activité et l’on voit la fumée s’en échapper…. On adore, on se demande quand même comment habiter ici avec une bombe à retardement en face de soi. Mais les gens s’y sont habitués, et la peur est certainement remplacée par la chance de vivre dans un endroit aussi fantastique.

Nous passons notre nuit au bord d’un lac avec vue sur le volcan.

 

Le 10 nous allons à Pucon, ville très touristique pour les activités sportives liées au volcan Villarica, et les parcs aux alentours.

Nous rencontrons Felix (pianiste de country qui nous a fait un petit peu vibrer à nouvel an), et il nous demande d’aller dans un camping…. Nous y allons.

Mais le camping ne nous plaît pas trop et l’envie d’une autre soirée country ne nous fait pas rester. Nous irons dans un autre camping, nous souhaitons faire un bon stop au bord d’une plage, mais les plages ici ne nous emballent pas trop, nous restons qu’une journée.

 

Nous tentons notre chance dans un autre camping le 11. En effet il est mieux et la plage y est bien mieux. Nous pouvons enfin faire trempette et nous amuser avec les filles qui en ont besoin.

 

Le 12, sera une nouvelle journée mémorable, elle commence par le départ du dernier camping, et en passant trop près des fils…..nous avons arraché un fil électrique (oups !!!), on s’est excusé…. Et nous prenons la route en nous demandons si la journée va être aussi bonne qu’elle a commencé…..elle va être bien meilleure, on vous l’assure.

 

Nous  allons en direction d’un petit lac. Le Lago Caburgua, nous avions entendu parler d’une superbe plage et nous avons envie d’y goûter.

Sur la route, un petit stop qui tient toutes ses promesses : Los Ojos del Caburgua = les yeux du Caburgua. Rivières, chûtes d’eau, puits naturels, enfouis dans une forêt extraordinaire. Nous adorons nous promener au bord de cette rivière. En la traversant (noté interdit, donc votre narrateur ira seul), et en suivant le cours d’eau, nous arrivons à un endroit magique, digne de toutes les publicités pour n’importe quel savon. La rencontre de plusieurs rivières avec quelques chutes d’eau dans un écrin de verdure, une eau translucide qui invite à la baignade…sauf que c’est interdit…zut.

On a gardé un croquis de ces chutes dans notre tête, pas mal comme salle de bains !!!

 

Nous repartons les yeux humides pour aller au lac et la fameuse plage,  Playa Blanca au bord du lac Caburgua. Ce lac est né d’une coulée de lave, qui empêcha l’écoulement d’une rivière…et ce lac s’est formé.

Que dire : extraordinaire, fantastique, géniale… on se répète, mais on ne trouve pas d’autres mots. Le spectacle est féérique. Nous trouvons une petite crique de pierre volcanique pour se prélasser au bord du lac le plus merveilleux que nous n’avons jamais vu. L’eau ??? On dirait de l’eau minérale, On se croit en Corse, dans de l’eau de mer d’une limpidité incroyable, sauf que c’est de l’eau douce. Un bonheur total.

Après quelques heures de détente, nous allons faire un tour de pédalo pour finir cette journée magnifique.

Nous pensions y rester quelques jours, mais le temps est maussade le lendemain. Un temps pour faire un autre genre de bain. Qui dit Volcans, dit bains thermaux … On se fait donc plaisir dans des bains à 35 , 37, sous la pluie. Dans des bassins creusés à même la roche, dans ce genre d’endroit les filles prennent autant plaisir que les parents. De la vraie détente.

 

Le 14, notre petit séjour dans la région des lacs se termine, nous roulons en direction de Santiago. La qualité des routes au Chili est bien meilleur que celle d’Argentine, donc facile d’avaler des km. Nous ferons un arrêt très furtif à Santiago, pour aller dans un musée des sciences interactif. Les filles peuvent faire toutes sortes d’expérience, dommage les indications ne sont qu’en espagnol. On a adoré faire les grosses bulles de savon !!!!

 

Le 15 nous arrivons dans une ville toute à faire surprenante : Valparaiso. Au bord du pacifique.

Une ville fascinante, depuis notre voyage, la plus belle avec  Colonia en Uruguay.

Une ville entourée de collines, souvent détruite ou affaiblie par des tremblements de terre et reconstruite.  Lui donne un charme « déglingué ». La ville basse ne présente pas grand intérêt à nos yeux, sauf quelques belles bâtisses, mais dès qu’on commence à monter, et serpenter dans les ruelles des collines… fantastique. Une ville de poète en manque d’inspiration, ici ou trouvera toujours des mots, il suffit juste de regarder.

Il y a des funiculaires un peu partout (c’est que ça monte bien plus sec qu’à Lausanne), implanté un peu partout depuis la fin du 19ème. C’est un régal de se faire une montée en funiculaire…presque un manège pour les filles, et de redescendre à pieds. Le contraire décourage les plus braves. On zigzague dans un labyrinthe aux maisons colorées, démontées,  taguées par des artistes pour certaines. Fascinant.

Le 16, une nouvelle balade dans la ville bohème, pour visiter la maison de Pablo Neruda, un poète qui prenait souvent son inspiration en contemplant les collines de Valparaiso et le pacifique dont il était amoureux.

Maison extraordinaire de collectionneur fou à l’imagination débordante. On a adoré, là aussi on a fait des croquis…..nous allons quitter la ville et les collines, mais avant, une nouvelle parenthèse bouffe !!! Ca vous tente ????

 

Cette fois, la mauvaise bouffe. Nous sommes carrément surpris de la mauvaise bouffe qu’il y a au Chili, et l’influence nord  américaine qui règne ici. Tellement surpris qu’il fallait en faire une petite parenthèse.

Fast food et Coca-cola  sont des maîtres mots ici, depuis Puerto Montt, ou il est difficile de faire comprendre aux filles qu’on ne peut pas se nourrir de frite et de coca….

Il est carrément difficile de trouver de l’eau…. Histoire véridique, on vous la fait en dialogue car on trouve ça amusant.

Nous entrons dans une grande station service, avec le coin fast food. Nous sommes OK pour manger un hamburger et des frites, mais voulons boire de l’eau.

Nous voyons l’offre style McDo, tout compris, mais la boisson : Coca, Fanta ou Sprite

Dialogue

-          Laure : bonjours, nous voulons 2 x le menu Hamburger, mais avec de l’eau svp

-          La vendeuse : Pas de réponse, elle nous regarde environ 10 secondes avec des yeux incrédule, on a pensé qu’on était encore en pyjama… elle finit par dire : - de l’eau ???

-          Oui, de l’eau gazeuse svp

-          (les yeux lui sortent presque de la tête, elle doit se dire « j’ai donc bien compris »)… on a pas d’eau on a du Coca, du Fanta et du Sprite

-          Non, nous voulons de l’eau

-          (elle se dirige d’un pas hésitant vers le distributeur de boisson, met un peu de Sprite dans un verre et revient vers nous) j’ai ça, ça ressemble à de l’eau…..

-          (Laure et votre narrateur se regarde avec un petit rictus..), Non c’est du Sprite, on connait, on veut pas de boisson sucrée

La vendeuse nous demande un instant….. Elle revient avec son chef qui vient vers nous :

Il nous serre la main, du style on est pote…il nous dit son nom…. On est super pote et nous demande :

-          Que puis-je pour vous ?

-          On veut manger un menu avec de l’eau gazeuse

(Manuel, a fait des hautes études, il percute plus vite que sa collègue, il la regarde  avec un air  surpris et celle-ci lui répond par un haussement des épaules et des sourcils….. elle devait penser « on a jamais vu ça aux journées de formation !!! ». Mais Manu étant en dernière ligne et devant tenir sa place, nous répond tout de suite :

-          On a pas d’eau, si vous voulez de l’eau il faut aller à l’autre caisse et la payer séparément !!!

Nous avons donc fait l’autre caisse, et Manu a fini par nous offrir, en plus, de l’eau du robinet…..

Voilà le premier exemple de mal bouffe :

Le second, plus rapide :

Sur une plage à Puerto Varras, en fin de journée, un bébé pleur. Forcément, il fait chaud, le bébé a forcément soif. La maman sort une bouteille de Coca, en met dans son biberon et le donne au bébé…. Le bébé arrête de pleurer. De toute évidence…. Ce n’était pas la première fois….

Encore un exemple :

Votre narrateur se levant à 08h30 et allant aux toilettes, se trouve devant un père avec son fils, mangeant des frites et un hamburger. On vous laisse deviner la boisson… pas mal comme petit dèj’.

Dernier exemple…. Le plus symbolique : Une offre promotionnelle, une crème solaire pour enfant à un prix tout à fait alléchant : le tube à chfr 2.- …. À l’achat de 2 bouteilles de coca….On voit pas le rapport ????

Voilà pour la parenthèse….

A bientôt, la route nous appelle, et l’Argentine aussi….

 

Du 18 au 25 janvier, de Valparaiso à Mendoza

Le 18, nous quittons Valparaiso après la visite de notre poète préféré….. Nous roulons vers l’Argentine et allons attaquer notre premier « passo », entre le Chili et l’Argentine à plus de 3000 m, on commence en douceur.

Avant, nous passons la nuit dans une station Copec, on aime, il y a des douches, internet gratuit et …des hamburger frites avec des frites.

Le 19…commencement de l’aventure « passo » direction Argentine. Il s’agit de la route qui mène à Mendoza. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre car nous savons que certains « passo » sont assez difficile. Celui-ci est très facile, nous sommes même très surpris de la qualité de la route.

Nous nous avançons gentiment entre ses montagnes qui commencent à nous entourer,  il y a énormément de camions, nous comprenons que cette route est la préférée des camionneurs. Nous contrôlons chaque minute notre altitude… et profitons du paysage à chaque virage…. C’est bluffant, après un peu plus d’une heure nous sommes à  plus de 3000 mètres… bientôt 3200 mètres. Le passo  n’en est pas vraiment un, car nous traversons dans un tunnel…. On vous rassure, il n’y a pas de voie de secours, l’éclairage se fait presque à la bougie…. Mais ils ne sont pas prêts de le fermer. Nous traversons ce tunnel, nous y voyons le bout, et dès la sortie, notre pouls s’accélère. Non non !!! Nous n’avons pas peur, c’est la beauté que nous avons devant les yeux qui nous fait frissonner. Il est déjà  près de 17h00, donc le soleil recouvre les montages d’une luminosité parfaite, pourtant pas nécessaire pour trouver ce spectacle saisissant. Les montagnes sont fantastiques, grandioses, et les couleurs sont plus variées que dans la boîte Caran d’Ache  la plus cher du marché.

Nous roulons…le véhicule roule tout seul, car votre narrateur n’a aucun souvenir d’avoir dû changer de vitesse ou tourner le volant…. Pourtant des virages, il y en a eu. Nous ne traversons pas un paysage de carte postale, car une carte postale ne reflète que la réalité, avec des fausses couleurs ajoutées….ICI, ce n’est pas la réalité, c’est sans doute un autre monde, un monde oublié surréaliste, avec des montagnes aux altitudes extrêmes, dont  le mont Aconcagua et ses 6970 mètres, la montagne la plus haute du monde…. Derrière quelques sommets peu connus de l’Himalaya….

Nos filles regardent un dessin animé… nous tâchons de leurs dire de bien vouloir regarder dehors afin de nous dire le nombre de couleurs qu’elles arrivent à voir par la fenêtre.

Lucie : Ouais,,… c’est beau. Je vois du vert  et du brun…..

Puis retourne à son dessin animé. Bon il faut dire que Scar avait assassiné Mufassa et prit le pouvoir de la terre des lions avec le soutien des hyènes…. Il ne reste plus que  Simba, pourtant exilé, capable de renversé se roi et reprendre la place qui lui revient de droit…. C’est le fils de Mufassa….mais va-t-il revenir….

Nous passons la douane après quelques dizaines de km, puis arrivons au pont des Incas, une merveille naturelle… ou semi naturelle. Une arche de sel formée par l’eau. Les Incas détournaient les cours d’eau afin de créer cette Arche. Une petite merveille toujours intacte.

Nous roulerons jusqu’à Uspallata dans un décor gravé à jamais dans nos mémoires. La route nous semble être le Colorado, nous faisons du rafting dans le grand Canyon et il nous semble que la voiture de Telma et Louise va nous tomber sur la tête (les Fans de Ridley Scott comprendront).

Nous arrivons dans un camping à Uspallata…. À notre grande surprise, Bernard est là. Nous allons lui dire bonjour. Il nous explique que malheureusement, il s’est tout fait volé en 5 minutes dans une station (super surveillée) à 60 km de Santiago (nous y étions il y a quelques jours). En faisant une petite course…. À son retour, porte forcée, plus d’ordi, plus d’appareil photo, plus de GPS, et le pire… plus de clé USB ou il stockait les doubles de ses photos…. Plus aucunes photos de son voyage.

Malheureusement ça arrive souvent, nous avons rencontré beaucoup de voyageurs à qui la même mésaventure est arrivée.  Nous touchons du bois, nous n’avons encore jamais eu ce problème.

Nous passerons 2 nuits dans ce camping

Le 21 nous allons à Mendoza. Nous allons au camping Suizo… ( !!!! pas à cause du nom, il paraît que c’est le meilleur) Nous sommes avec Bernard et des nouveaux suisses rencontrés la veille.

Le camping est sympa….et il y a la piscine, nous allons y rester quelques jours.

Le 22, journée très particulière. Comme nous l’avions déjà dit, un voyage de cette dimension est fait de rencontre. Certaines sont sympathiques, d’autres le sont moins, et encore d’autres sont d’une grande intensité.

Nous avons eu l’immense plaisir de rencontrer Raymond, Patricia et leurs enfants Martin et Felipe. Raymond étant le cousin de la mère de Katia Meyer, notre amie de longue date, nous étions parti en Amérique du Sud avec l’adresse de Raymond et l’obligation (dans le bon sens du terme) de lui rendre visite….

Le rendez-vous était donné le 22, en fin-midi… après nous être un peu (complétement !!) perdu dans la belle banlieue de Mendoza, Raymond est venu à notre rencontre.

Nous avons passé une fin d’après- midi et une soirée fantastique, reçu comme des rois, Raymond et Patricia étant d’une simplicité et d’une gentillesse à toutes épreuves. Martin et Felipe adorant Lucie et Norah (qui ont mené nos nouveaux jeunes amis à la baguette… les pauvres¨!        

 

Tout le monde s’est simplement éclaté.

La Parilla a été allumé à 18h30…. Et la viande (voir photo svp) a été déposée sur le tapis de braises à 19h. Nous nous sommes dit, nous allons manger tôt, bizarre pour des Argentins….

Le principe de la Parilla… la vrai ??? On vous l’explique, ici, c’est une tradition, presque une religion. Normalement le maître des lieux se charge de la Parilla, mais comme nous étions ici, c’est l’ami de Raymond, Roy, qui s’en est chargé.

-          Allumez un feu de bois au milieu de la parilla, ici, un cercle en pierre d’environ 150 cm

-          Lorsque le feu à bien pris, après 20 minutes, déplacer le feu de côté

-          Prenez des braises et faites- en un tapis à l’endroit où le feu a pris, ou la pierre est très chaude, continuez d’alimenter le feu

-          Mettez votre viande à griller après l’avoir bien salée  avec du gros sel, attention le tapis de braises NE DOIT pas être trop gros. Vous pouvez laisser la main à 20 cm du tapis sans l’enlever

-          Faite cuire la viande à cuisson lente, et ajouter un peu de braises de temps en temps. Ajouter du gros sel et un peu de citron(pour le porc seulement)

 

Là il n'y avait qu'une partie de la viande, ici on compte 500g par personne!

 

 

 

 

 

 

 

 

La cuisson a durée…. 3 heures. Et la viande a été exceptionnelle, le sel s’étant transformé en légère croute, et la cuisson  juste PARFAITE. Nous n’avons aucun souvenir d’une viande aussi délicieuse de toute notre vie et regrettons de ne pas avoir autant d’estomac qu’un ruminant.

Vous l’aurez compris…. Nous n’avons pas mangé si tôt que ça, mais sans aucun regret. Après cette viande exceptionnelle quelques digestifs pour découvrir différentes saveur d’Amérique du sud , et finirons par un VRAI café…. Géniale

Puis, il est tard, nous devons penser à dormir. Si dormir dans cette banlieue ne nous pose aucun soucis, pour Raymond et sa femme, il est exclu que nous dormions dans la rue, à la merci (très très peu probable) de n’importe quel voleur. A côté de leur maison, il y a la maison de la maman de Patricia, qui n’est pas là. Notre camping -car étant trop haut pour rentrer dans le terrain de Raymond, nous allons dormir sur le gazon d’à côté…. Vous imaginez le tableau, nous passons la nuit sur le gazon d’une villa dans la banlieue chic de Mendoza après une Parilla, 500 grammes par personne… pas mal comme soirée….

Le 23, nous profitons encore de nos hôtes et de leur splendide maison avec piscine. Lucie et Norah sont heureuses de pouvoir encore jouer avec des enfants…. Et nous rentrons, pour la première fois, un peu triste…. Lucie nous demande si nous les reverrons : On espère vivement, en suisse peut-être.

Le 24 et 25 nous les passerons tranquillement au camping, demain nous irons un peu plus au nord. Avec de nouvelles surprises et on espère encore des rencontres comme celles-ci…. Nous écrirons à Raymond et sa famille, et remercions Katia…. Ce fut un vrai cadeau

 

Du 26 au 31 janvier, Talampaya et retour au Chili par le Passo Agua Negro

Nous quittons Mendoza le 26, notre cœur est un peu partagé, rester ou partir ??? Mais Raymond et sa famille vont partir en vacances… nous savons que la route nous attend. Nous avançons un peu vers le Nord, passons San Juan après un petit stop dans un garage. Nous cherchons des pneus un peu plus robustes que ceux que nous avons pour les pistes de Bolivie, qui sont de plus en plus proches.

Nous arrivons chez un vendeur Michelin et Goodrich….qui nous explique qu’en raison d’un problème d’importation lié à des décisions (stupides ??) du gouvernement, il est impossible de s’approvisionner en certains produits. Personne en Argentine nous vendra des pneus Goodrich.

Nous demandons comment tous les 4 x 4 font-ils pour avoir leurs pneus, car ils ont TOUS des Goodrich… Réponse : Tout le monde va au Chili …. Il semble que le gouvernement n’ait pas pris les bonnes décisions.

Ayant un pneu plus usé, nous demandons si nous pouvons inverser nos pneus, et le garagiste passera 45 minutes à nous aider, pour la modique somme de…. Rien du tout … !!!!, il ne peut pas nous vendre de pneu, et il nous aide pour un simple merci….

Nous continuons sur la route en direction de 2 parcs nationaux. Nous passons la nuit dans un endroit tranquille.

Le 27, nous pensons arriver au premier parc assez tôt. 2 évènements imprévus nous ferons arriver un  peu plus tard. 1, nous nous sommes un peu (carrément) perdu dans le désert et avons pris une mauvaise route. 2, les pluies de la veille dans cette région, ont provoqué un gué qui traverse le seul accès possible. Seuls les gros 4x4 osent s’aventurer…. Votre narrateur à envie d’essayer, au pire il y aura bien quelqu’un pour nous tirer…. Mais on décide d’attendre, car nos pneus ne sont pas extra pour ce genre de pari (et le sexe  fort se soumet bien souvent….). Nous attendons un Caterpillar…. Machine très répandue ici. Nous traversons le gué…. C’est vrai que le courant était assez fort.

                                                                                             

Nous arrivons au Parc Talampaya vers les 17h00….un peu trop tard pour faire une visite.

Trop marrant, 20 minutes après notre arrivée au parc, nous sommes rejoint pas Bernard (qui nous avait quitté à Mendoza 1 jour avant nous), et des nouveaux amis, Stephan et Denise (rencontrés dans un camping après notre premier passo et quittés aussi à Mendoza 2 jours avant nous). Ils ont fait un autre parc et surtout…ils ne se sont pas perdus.

Nous passons la nuit à l’entrée du parc, avec un magnifique couché du soleil.

 La nuit est bonne, bien qu’il commence à pleuvoir.

Le 28, nous nous réveillons….malheureusement encore sous la pluie, pas très forte, mais pour voir un décor aussi extraordinaire que le Canyon Talampaya, nous aurions voulu du soleil. Bref… c’est la vie et nous avons déjà eu beaucoup de chance. Nous partons à 09h00 avec des bus du Parc, obligatoires.

 

Talampaya essai 1 :

Qui a déjà entendu parlé du Canyon Talampaya…chers lecteurs ???... nous non plus. Qui a déjà entendu parlé du Brice Canyon ou du Grand Cayon ??? Croyez-nous, Talampaya  n’a pas à rougir de leurs frères de sang plus au nord….

Nous montons dans le bus, roulons environs 10 minutes pour commencer sur une petite route goudronnée, puis sur de la terre rouge (frère de sang on vous avait dit.. !!), nous voyons l’entrée du Canyon, nous faisons notre premier stop photo…enfin c’est ce que nous croyons.

A 200 mètres, nous voyons de l’eau à travers le piste que nous devons emprunter, nous regardons autour de nous, le Canyon est tout près. On entend le chauffeur et le guide se parler…mais on ne comprend pas. Mais cette eau à 100 mètres n’est peut-être pas normale. 100 Mètres ??? Mais oui, le gué se forme et il vient vers nous, et il est de plus en plus large et se sépare en différents points, c’est sûre, on ne passera pas. Marche arrière toute, nous reculons pour mettre un peu de distance, sortons pour faire quelques photos. Le gué est à nouveau à 100 mètres, même le guide fait des photos…

Bref nous devons partir et rentrer au « camp de Base ». Nous ne nous avouons pas vaincu et on veut attendre demain car aujourd’hui pas possible, la pluie de la nuit passée a ruisselée le long du Canyon pour y créer une multitude de gués, rendant l’accès dans le Canyon impraticable, demain peut-être.

Nous passons la journée tranquille et encore une nuit à l’entrée du parc.

Talampaya essai 2 :

Nous ne savons pas si le Cayon est accessible, nous allons dès notre réveille le demander : OUI et en plus le soleil est de retour. On a vraiment trop de chance.

Nous remontons dans un bus (plus petit, on se doute qu’il doit y avoir de la boue), et reprenons le même chemin que la veille, nous faisons notre premier stop un peu plus loin pour découvrir cette merveille de la nature, en imaginant l’eau qui devait y passer il y a des millions d’année. En plus ce Canyon a été visité par de nombreuses civilisations en y laissant quelques traces pour ajouter un peu de charme….

Ces falaises sont extraordinaires, et si lisses qu’on a l’impression que ce sont des murs de marbre venus d’Italie après un énorme travail de polissage (du reste on imagine bien ce mur dans notre salle de bain…. Il faut juste avoir un plafond assez haut).

On s’approche de ce qu’on appelle les Cathédrales… pour y aller nous passons dans un petit coin appelé ‘’jardin botanique’’. : En y rentrant, on y sent une grande fraîcheur, la température chute mystérieusement de plusieurs degrés (un verre nous y sera offert…nous on aurait bien passé nos 2 nuits ici).

Nous continuons notre visite, entre falaises, murs taillés et sculptures aux couleurs roses, crème, orange, rouge (frères de sang ???)

Oui, l’attente en valait vraiment la peine…. Souvenez-vous de ce nom, Talampaya, pour se rappeler à quel point notre planète regorge de coins exceptionnels.

Nous quittons le Parc, à 4 véhicules, ayant rencontré des autres Suisses. Nous décidons de rester ensemble pour passer au Chili, un passo…un  vrai passo… un passo très haut nous attend dans quelques jours, il vaut mieux ne pas le passer seul.

Nous passons la nuit dans un camping, le lendemain nous décidons de ne pas rouler beaucoup et de ne pas faire le passo tout de suite. Nous allons à 2000 mètres passer la nuit, pour s’habituer et aussi pour avoir la journée complète pour faire la route qui sera assez longue. Nous dormons dans un camping à Las Flores.

Le 31, nous nous réveillons assez tôt pour partir à 08h00 et faire le Passo Agua Negro, un passo à 4753 mètres…excusez du peu. Un des passos les plus hauts et connu pour être un des plus beaux. Après la douane, sortie argentine, il y a 130 km de route, pour être à la douane entrée Chili…. Forcément, on imagine mal les douaniers rester là-haut.

On commence la grimpette, la piste goudronnée cède très vite sa place à la piste, mais on n’y est pas opposé, au contraire. Nous passons assez vite les 3000 mètres sans s’en rendre compte, car il ne s’agit pas d’une route qui zigzague comme pour aller dans nos montagnes suisses. Ici la piste se faufile entre les montagnes, les virages ne sont jamais serrés (pour l’instant), les pentes ne sont jamais très raides (pour l’instant), et il n’y a jamais de ravins (pour l’instant !!!). Qu’une piste, les montagnes et nous !!!

Nous avançons dans ce décors extraordinaire plein de « wouaouuu », ces montagnes chargées de minéraux qui nous offres encore ces couleurs tant appréciées, les mêmes que l’on retrouve sur les reptiles pour nous dire : faites gaffe, je suis dangereux, ces même couleurs ici veulent certainement dire la même chose en y ajoutant : regardez-moi de loin et d’en bas….

On arrive à 4000 mètres, on fait un petit stop. On compare nos GPS, pas 1 nous donne la même hauteur, on sait qu’on est très haut. Nous sentons notre cœur battre dans notre poitrine et notre souffle s’accélérer. Votre narrateur descend d’une dizaine de mètres pour un besoin pressant (la vessie aussi réagit difficilement à l’altitude mais ça fait moins littéraire d’en parler), et il a la bonne idée de faire ces quelques mètres en courant pour la remontée…. En arrivant en haut le souffle coupé comme si il avait essayé d’empêcher Usein Bolt de lui mettre 5 secondes dans la vue dans 1 cent mètres.

Nos véhicules vont bien, juste la couleur de la fumée change un peu. Blanc pour les uns, noir pour les autres… et surtout il faut un peu de temps pour faire monter les tours.

On continue notre régale, les derniers 500 mètres (de dénivelé), la route est tout à fait fascinante, on est  pas sur la lune, carrément sur mars. Ici, mieux vaut ne pas louper un virage (maintenant il y en a), nous restons en première ou en deuxième (maintenant c’est raide), et en regardant en bas, on un l’impression de voir une photo satellite (les ravins sont carrément effrayants, mais quelle beauté).

Le danger ne nous a jamais fait vibrer, mais des fois le danger  est lié à la magnificence, et là on ne peut s’empêcher de vibrer de toute part de notre être et de se sentir, vivant, heureux et tellement privilégié d’être là.

Nous passons des endroits avec des lames de glace plus hautes que votre narrateur, des virages avec des vues si époustouflantes, que notre souffle coupé ne vient pas que de l’altitude…. Ca y a est on y arrive, le passo, 4753 mètres. (Indique le panneau, notre gps autre chose et les cartes aussi…)

Juste fantastique….. reste  plus qu’à redescendre, pour y admirer d’autres montagnes, d’autres couleurs, d’autres spectacles….

On arrive à 3000m, plus à 2500, puis à 2000 et on se rend compte que notre cœur bat toujours aussi fort dans notre poitrine, c’est les émotions sans doute.

On arrive à la douane, il est déjà 15h30, on a pas vu le temps passer, encore un peu de route car le prochain camping n’est pas tout près et on veut être tranquille pour se repasser le « film » dans nos têtes.

Nous nous arrêtons à Paihuano en direction de la Serena, endroit connu pour ces observatoires, le ciel ici est idéal pour observer les étoiles.

Nous sommes tous fatigués et heureux de cette journée, même les filles ont été géniales et très gentilles. Nous avons conscience, c’était une journée pour les parents, on va se rattraper les prochains jours.

Nous nous allongeons, et regardons le ciel avant de nous endormir. Le ciel chilien est en harmonie avec cette journée  : Nous avons des étoiles plein les yeux…. A bientôt

Du 1er au 7 février, La Serena et début nord de l’Argentine

Nous quittons Paihuano le 1er février, nous voulons allez à la Serena. Bernard  souhaite nous suivre, mais nous nous séparons de Stéphane et Denise, et nos derniers compagnons rencontrés à Talampaya, Flavio et sa copine (on n’a pas retenu son prénom…navré….)

Nous  traversons la vallée de l’Equil, un coin très réputé pour leurs vignobles, suspendu à des montagnes , très jolies, mais ça ne vaut pas nos vignobles du bassin Lémanique.

Nous allons à La Serena en début d’après-midi, il y a 2 villes : la ville (que nous nous dépêchons de traverser pour ne plus y retourner après nos courses….et oui, on le note jamais, mais on doit faire souvent des courses..) et la plage. Une plage de 7 km de long, et une largeur à faire pâlir de jalousie la mafia italienne. Nous allons dans un camping…et hop… à la plage.

Les filles sont heureuses, ici les filles peuvent s’amuser et très vite oublier la route. Le Pacifique nous offre des vagues énormes avec de jolis rouleaux,  mais la descente du sable est si douce que l’on peut s’amuser sans risque avec les filles sur une bonne centaine de mètres, de l’eau jusqu’aux chevilles, puis la prochaine vague nous amène gentiment de l’eau jusqu’aux genoux… c’est très sympa.

Il y a en fait beaucoup plus de monde qui s’amuse à des jeux de raquettes et faire trempette plutôt que des gens qui vont s’aventurer dans les vagues. Mais étonnement pas de surfeur ou très peu.

Nous passons ici 2 nuits, le temps de nous reposer et en route. Nous disons à Bernard que nous quittons La Serena, il nous demande si il peut venir avec nous. Bernard étant une personne très sympa et aussi très discrète, cela ne nous dérange pas du tout en plus les filles l’aime beaucoup (y a-t-il meilleur juge qu’une petite fille de 2 ans… Norah n’arrête pas de jouer avec lui). Nous pensons aussi qu’il a peur de continuer son aventure seul après sa mésaventure de Santiago, ou, sur un parking en 5 minutes…tout avait disparu dans sa camionnette.

Nous partons avec l’envie de faire un nouveau paso, le suivant s’appelle San Francisco, sera-t-il aussi beau que le dernier ? On l’espère….

Le 3 nous roulons donc en direction du nord et nous nous arrêtons à Caldera ou nous passons la fin de journée et la nuit sur une plage.

Le 4, nous voulons allez dans un parc national, le parc Pan de Azucar. Le Guide du routard en parle très très bien…. On est SUPER décu, le parc n’a rien à voir avec ce qui est noté dans le guide à se demander si quelqu’un est vraiment venu. Dans notre malheur (si on peut parler ainsi), nous nous arrêtons sur une plage du parc…. Là nous avons beaucoup de chance. Il y a des pêcheurs qui rentrent au petit port (vraiment très petit), des pêcheurs en petite barques à rames… ils attirent les pélicans, on en avait jamais vu…et il y en a plein à quelques mètres, on mitraille à 2 appareilles photos, on ose pas vous dire combien de photos on a dû faire. On croit toujours que la photo suivant sera meilleure (vive le numérique !!!).

                                                                  

Nous avons donc eu un bon moment de détente.

Le 5 février, en route pour le paso. Nous savons que nous ne pouvons pas le faire en un jour…. On commence assez tôt et on roule, on roule, on roule beaucoup.

Si le paso Agua Negra avait été fantastique de bout en bout….  Ici, la route est très longue, beaucoup de tôle ondulée  et un sentiment d’être loin de tout. Au paso Agua Negra, nous étions « dans » les montagnes, « dans » le décor, « dans » un tableau de maître. Ici, on traverse des plateaux énormes, les montagnes sont très loin et beaucoup moins belles…. On s’ennuie

Nous pensions voir de belle salines, mais là aussi c’est très « bof bof ». Nous passons la douane Chilienne, on est les seuls « clients » de la journée…. Leur travail doit être exaltant, du style ils ont du faire une grosse « connerie » dans leur carrière pour atterir ici, ou ils sont super mieux payé que leurs collègues de Santiago…

Le Paso est à environ 100 km, mais nous devons trouver un endroit où dormir. Sur nos guides on nous parle d’un petit lac à 25 km….mais la route est si horrible que nous nous arrêtons à mi-chemin car nous devons faire ces 25 km en sens inverse le lendemain. On est vraiment fatigué, on est à 3700 mètre…. On passe une mauvaise nuit car pas pu s’habituer à l’altitude. Les filles dorment quand même mieux que nous.

Le 6…encore une longue…très longue journée, la plus longue en fait, mais avec une récompense : Nous reprenons la route, ou la tôle assez tôt. Nous roulons 4 heures pour faire environ 90 km. Le décors est toujours « bof bof », puis nous arrivons à la Laguna verde, là on se prend un appercut dans l’estomac, est c’est difficile de reprendre son souffle après ça. Cet endroit est incroyable. Pour sûr nous n’avons pas vu les plus belles montagnes de notre voyages, la route n’a pas été la plus excitante de notre voyage… mais pour sûr, La Laguna verde et le lac le plus exceptionnel de notre voyage, déclassant immédiatement  tous les lacs du Chili de la région des lacs.

Un Lac Vert et bleu selon la position ou l’on se trouve. Un lac entouré de salines et une eau salée bien entendu. L’eau est tellement salée que tout le tour du lac est blanc, et il y a une fine couche de sel qui se détache des pierres lorsque nous marchons dessus.

Les montagnes et les nuages reflètent dans l’eau comme un miroir en offrant une visions unique à se demander où est le trucage … On a adoré, heureusement, on avait besoin d’une bonne récompense.

Encore 30 minutes de routes, les plus belles de la route. Bernard se « plante » dans du sable, heureusement un 4 x 4 est là et l’aide immédiatement. Nous à  4500 mètres on manque de puissance pour l’aider, on s’en sort péniblement de ce coin sablonneux avec notre 4 x 4, puis le paso…enfin… et dès que nous sommes sur le sol argentin, une route fantastique. NON pas le décor qui change, mais une route en goudron…. On en avait vraiment marre de la piste.

On se demande presque pourquoi la route est si bonne !!! Il n’y a vraiment personne sur cette route. La route est vraiment meilleure, le décors est plus beau de ce côté, mais c’est encore très très long et il n’y a absolument rien. Nous nous arrêterons en début de soirée dans un petit village avec un camping gratuit.

Le 7, on dort un peu plus et reprenons la route pour notre destination : Cafayate, nous trouvons un camping avec une piscine…. OUF !!!! On se pose, et on va se reposer au moins 3 jours ici….

Cafayate fait partie d’une des plus belles régions de l’Argentine, la région de Salta, beaucoup de choses à voir. Ça sera nos derniers jours en Argentine, avant un dernier retour au chili, puis la Bolivie.

  On se repose avant de découvrir cette région …et on vous raconte…. À bientôt     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

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