Argentine, Chili nord

Du 1er au 7 février, La Serena et début nord de l’Argentine

Nous quittons Paihuano le 1er février, nous voulons allez à la Serena. Bernard  souhaite nous suivre, mais nous nous séparons de Stéphane et Denise, et nos derniers compagnons rencontrés à Talampaya, Flavio et sa copine (on n’a pas retenu son prénom…navré….)

Nous  traversons la vallée de l’Equil, un coin très réputé pour leurs vignobles, suspendu à des montagnes , très jolies, mais ça ne vaut pas nos vignobles du bassin Lémanique.

Nous allons à La Serena en début d’après-midi, il y a 2 villes : la ville (que nous nous dépêchons de traverser pour ne plus y retourner après nos courses….et oui, on le note jamais, mais on doit faire souvent des courses..) et la plage. Une plage de 7 km de long, et une largeur à faire pâlir de jalousie la mafia italienne. Nous allons dans un camping…et hop… à la plage.

Les filles sont heureuses, ici les filles peuvent s’amuser et très vite oublier la route. Le Pacifique nous offre des vagues énormes avec de jolis rouleaux,  mais la descente du sable est si douce que l’on peut s’amuser sans risque avec les filles sur une bonne centaine de mètres, de l’eau jusqu’aux chevilles, puis la prochaine vague nous amène gentiment de l’eau jusqu’aux genoux… c’est très sympa.

Il y a en fait beaucoup plus de monde qui s’amuse à des jeux de raquettes et faire trempette plutôt que des gens qui vont s’aventurer dans les vagues. Mais étonnement pas de surfeur ou très peu.

Nous passons ici 2 nuits, le temps de nous reposer et en route. Nous disons à Bernard que nous quittons La Serena, il nous demande si il peut venir avec nous. Bernard étant une personne très sympa et aussi très discrète, cela ne nous dérange pas du tout en plus les filles l’aime beaucoup (y a-t-il meilleur juge qu’une petite fille de 2 ans… Norah n’arrête pas de jouer avec lui). Nous pensons aussi qu’il a peur de continuer son aventure seul après sa mésaventure de Santiago, ou, sur un parking en 5 minutes…tout avait disparu dans sa camionnette.

Nous partons avec l’envie de faire un nouveau paso, le suivant s’appelle San Francisco, sera-t-il aussi beau que le dernier ? On l’espère….

Le 3 nous roulons donc en direction du nord et nous nous arrêtons à Caldera ou nous passons la fin de journée et la nuit sur une plage.

Le 4, nous voulons allez dans un parc national, le parc Pan de Azucar. Le Guide du routard en parle très très bien…. On est SUPER décu, le parc n’a rien à voir avec ce qui est noté dans le guide à se demander si quelqu’un est vraiment venu. Dans notre malheur (si on peut parler ainsi), nous nous arrêtons sur une plage du parc…. Là nous avons beaucoup de chance. Il y a des pêcheurs qui rentrent au petit port (vraiment très petit), des pêcheurs en petite barques à rames… ils attirent les pélicans, on en avait jamais vu…et il y en a plein à quelques mètres, on mitraille à 2 appareilles photos, on ose pas vous dire combien de photos on a dû faire. On croit toujours que la photo suivant sera meilleure (vive le numérique !!!).

                                                                  

Nous avons donc eu un bon moment de détente.

Le 5 février, en route pour le paso. Nous savons que nous ne pouvons pas le faire en un jour…. On commence assez tôt et on roule, on roule, on roule beaucoup.

Si le paso Agua Negra avait été fantastique de bout en bout….  Ici, la route est très longue, beaucoup de tôle ondulée  et un sentiment d’être loin de tout. Au paso Agua Negra, nous étions « dans » les montagnes, « dans » le décor, « dans » un tableau de maître. Ici, on traverse des plateaux énormes, les montagnes sont très loin et beaucoup moins belles…. On s’ennuie

Nous pensions voir de belle salines, mais là aussi c’est très « bof bof ». Nous passons la douane Chilienne, on est les seuls « clients » de la journée…. Leur travail doit être exaltant, du style ils ont du faire une grosse « connerie » dans leur carrière pour atterir ici, ou ils sont super mieux payé que leurs collègues de Santiago…

Le Paso est à environ 100 km, mais nous devons trouver un endroit où dormir. Sur nos guides on nous parle d’un petit lac à 25 km….mais la route est si horrible que nous nous arrêtons à mi-chemin car nous devons faire ces 25 km en sens inverse le lendemain. On est vraiment fatigué, on est à 3700 mètre…. On passe une mauvaise nuit car pas pu s’habituer à l’altitude. Les filles dorment quand même mieux que nous.

Le 6…encore une longue…très longue journée, la plus longue en fait, mais avec une récompense : Nous reprenons la route, ou la tôle assez tôt. Nous roulons 4 heures pour faire environ 90 km. Le décors est toujours « bof bof », puis nous arrivons à la Laguna verde, là on se prend un appercut dans l’estomac, est c’est difficile de reprendre son souffle après ça. Cet endroit est incroyable. Pour sûr nous n’avons pas vu les plus belles montagnes de notre voyages, la route n’a pas été la plus excitante de notre voyage… mais pour sûr, La Laguna verde et le lac le plus exceptionnel de notre voyage, déclassant immédiatement  tous les lacs du Chili de la région des lacs.

Un Lac Vert et bleu selon la position ou l’on se trouve. Un lac entouré de salines et une eau salée bien entendu. L’eau est tellement salée que tout le tour du lac est blanc, et il y a une fine couche de sel qui se détache des pierres lorsque nous marchons dessus.

Les montagnes et les nuages reflètent dans l’eau comme un miroir en offrant une visions unique à se demander où est le trucage … On a adoré, heureusement, on avait besoin d’une bonne récompense.

Encore 30 minutes de routes, les plus belles de la route. Bernard se « plante » dans du sable, heureusement un 4 x 4 est là et l’aide immédiatement. Nous à  4500 mètres on manque de puissance pour l’aider, on s’en sort péniblement de ce coin sablonneux avec notre 4 x 4, puis le paso…enfin… et dès que nous sommes sur le sol argentin, une route fantastique. NON pas le décor qui change, mais une route en goudron…. On en avait vraiment marre de la piste.

On se demande presque pourquoi la route est si bonne !!! Il n’y a vraiment personne sur cette route. La route est vraiment meilleure, le décors est plus beau de ce côté, mais c’est encore très très long et il n’y a absolument rien. Nous nous arrêterons en début de soirée dans un petit village avec un camping gratuit.

Le 7, on dort un peu plus et reprenons la route pour notre destination : Cafayate, nous trouvons un camping avec une piscine…. OUF !!!! On se pose, et on va se reposer au moins 3 jours ici….

Cafayate fait partie d’une des plus belles régions de l’Argentine, la région de Salta, beaucoup de choses à voir. Ça sera nos derniers jours en Argentine, avant un dernier retour au chili, puis la Bolivie.

  On se repose avant de découvrir cette région …et on vous raconte…. À bientôt     

Du 8 au 19 février, Cafayate, Cachi et Salta

Enfin un peu de repos…. Ça fait du bien, les filles apprécient, elles ont droit à des dessins animés, donc la belle vie. Si Norah ne regardait pas des dessins animés les premières semaines de notre voyage, maintenant elle est la première à nous en demander.

Malheureusement le ciel est bouché et ne pouvons pas profiter de la piscine. Nous y allons juste le premier jour y faire trempette. Par contre la ville est très jolie, en particulier le centre et la place principale ornée de bâtiment coloniaux fantastiques. Enfin une belle ville témoin d’un passé mouvementé.

Nous allons nous promener en ville le 9 février et…. Jouer aux touristes « de masse » = se faire un bon restaurant. En parcourant quelques cartes, quelqu’un nous dit dans un français parfait « nous avons aussi les cartes en français »…. On mangera là.

Un restaurant dans une bâtisse coloniale de toutes beautés avec une carte avec une grande inspiration. Ca nous change des parillas et grillades argentines.

On se fait un repas extraordinaire, le meilleur restaurant depuis le début de notre voyage, une viande juste parfaite avec une sauce aux champignons et des petits légumes avec un verre de vin argentin (bien entendu), suivi d’une mousse au chocolat qui nous ramène en Suisse le temps d’un instant… on en peut plus…

Nous restons à Cafayate jusqu’au 11 ou nous reprenons la route pour faire une boucle, Cafayate – Salta – Cafayate.

2 routes menant à Salta sont dites extraordinaires, nous voulons donc  faire les 2. En fait, il nous faut prendre la première, rouler en 80 km, puis revenir sur nos traces et  prendre la seconde route qui passe par Cachi puis Salta. Normalement en 2 jours.

Nous commençons notre étapes, et faisons le plein à la sortie de Cafayate ou nous rencontrons les premiers Suisses romands de notre voyage : Christophe et Catherine…. Et dire que nous pensions être des aventuriers. Christophe et Catherine, faisaient aussi le plein à la station : le plein de leur cuisinière = 1 litre de diesel. Consommation totale de leur véhicule : 1 litre au 1000 km. Et oui, ils voyagent en tandem. On est forcément impressionné. Ils sont arrivés à Valparaiso il y a quelques semaines et pour commencer et se mettre en jambe, le Paso Las Cuevas qui mène à Mendoza : Bravo.

Après avoir discuté un peu, nous nous disons bonne route et commençons notre route.

Après quelques km, nous comprenons pourquoi cette route est immanquable ; nous retrouvons nos couleurs favorites dans les montagnes du genre Grand Canyon, avec du rouge, orange, ou plutôt  des rouges et des oranges et des verts…. Malheureusement le soleil n’est pas de la partie, mais on apprécie tout de même.

40 km plus loin il y a la gorge du diable, un petit arrêt photo. Le vent s’engouffre dans cette brèche, dommage qu’il ne monte pas jusqu’au ciel pour chasser les nuages.

Après quelques arrêts photos nous arrivons à Alemania ou nous faisons demi-tour et ne sommes pas déçus de refaire cette route pour admirer à nouveau ce que nous offre la nature.

10 km avant Cafayate, il y a une piste qui nous emmène sur la seconde route, celle qui mène à Cachi. La piste fait environ 18 km. Au début nous y rencontrons un gaucho qui nous fait signe en disant que la route est impraticable. Impraticable ?? Allons donc !!! Pas pour nous et notre forte expérience… nous continuons. Encore quelques paysages à couper le souffle et à 2 km de la route, il nous semble voir….une immense étendue d’eau, mais avant ça un petit gué de quelques mètres. Le temps d’enclencher le 4 x4 et c’est parti.

Parti un peu trop vite sans observer le terrain, le gué était en fait suivi d’une grande masse de boue, à peine commencé à rouler, nous sentons nos roues s’enfoncer et partir du côté gauche, alors que le volant est bien à droite. Dans cette situation, ne surtout pas s’arrêter (une petite pensée pour Valdès ou nous étions embourbé, et une petite pensée  pour Laure qui vient de nettoyer le véhicule), votre narrateur appuie donc sur le champignon ou nous sentons les 4 roues agirent (navré Laure…) et voyons la boue giclé de tous les côtés…et merci au 4 x4, nous arrivons sur le terrain plus sec. Nous regardons derrière nous ou nous voyons Bernard qui a encore la bouche ouverte (lui il ne va pas essayer), et regardons devant et voyons une étendue d’eau et de boue énorme…. Le Gaucho disait donc vrai….

Nous nous retournons tant bien que mal et donnons un nouveau coup de gaz pour faire machine arrière…ouf….sincèrement votre narrateur a adoré….

Bref, Cachi ce n’est pas pour aujourd hui. Nous retournons à Cafayate, par la même route, au même camping…. Et nous irons manger au même restaurant, on l’a bien mérité. Et on recommandera les mêmes plats….

Le 12 nous repartons donc de Cafayate pour faire l’autre route qui mène à Cachi. Heureusement nous sommes partis assez tôt. Cette route est épuisante car ce n’est que de la taule ondulée.

On admire le paysage. Rien à voir avec l’autre route. Ici on dirait que les montagnes sont formées par des couches terrestres ou plus exactement, comme ce jeu formé avec des centaines de clous, que l’on pose sur le visage ou sur les mains, et les clous reforment le visage ou ce que l’on pose de l‘autre côté. On dirait que les couches terrestres ont été poussées une à une depuis dessous, toujours dans le même sens… c’est assez surprenant, et le vent s’est mis de la partie pour former des sculptures naturelles de toutes formes et de toutes sortes. On y voit ce que notre imagination veut bien nous montrer : des visages, des animaux, des personnages, ou des plats culinaires (c’est notre imagination, mais votre narrateur y a vu le bœuf croustillant sévit au restaurant chinois de Vevey…)

Après plusieurs heures de route nous arrivons à Cachi, camping avec grande piscine, il est 18 heures et pensons aller se détendre un peu. A l’entrée, pas trop certain de bien comprendre, on nous demande un certificat médical pour aller nager ???? Pardon ???? Avez-vous votre certificat médical, sinon il faut payer et on peut vous le faire ici….

Ne souhaitant pas se faire examiner par un soit disant docteur pour nager 30 minutes, nous renonçons à la piscine

Nous restons le lendemain à Cachi, très jolie petite bourgade au style Coloniale très bien entretenue. On apprécie se promener dans ces rues d’une autre époque. Très peu de monde, très peu de touriste.

                                                               

Le 14 reprenons la route, directions Salta, un petit paso de 3200 mètres, et juste de l’autre côté, on se dit que les nuages doivent toujours rester bloqué ici tant la couleur dominante est passé du brun au vert en quelques km. Les cactus sont les seules choses pour nous rappeler que nous ne sommes pas en Ecosse, avec des paysages ballonnés, beaucoup d’humidité et de brouillard, et du vert à perte de vue, on a presque envie de mettre le cd de Michel Sardou et de chanter « les lacs du Connemara » à plein tube…

Nous arrivons à Salta dans un camping énorme avec une piscine énorme ou nous retrouvons Stéphane et Denise, notre trio Germano-Suisse se reforme le temps de nouvelles aventures…

Nous passons 5 nuits à Salta, le temps de découvrir cette jolie ville, de se reposer et surtout de guérir notre première tourista…. Et oui…

Nous irons à la piscine qu’une seule fois, pas à cause de la tourista, mais on se rend compte qu’en Suisse…tout est vraiment très propre, ce n’est pas le cas ici. La Piscine est juste énorme (1 semaine à la remplir), mais très sale. Ici c’est normal de jeter son paquet de chips par terre, voir dans la piscine….alors nager avec comme jeu écarter les bouteilles en essayant de ne pas tomber tellement le sol est glissant…. C’est bof bof…

La seconde soirée nous irons manger en ville et notre choix ne nous a pas porté chance : Les filles ont été malades toutes la nuit… et laure dès le lendemain pour 3 jours….

Maintenant tout le monde est en pleine forme et demain en route pour nos derniers jours en Argentine, la route promet d’être fantastique si la pluie ne nous complique pas la tâche…

 

Du 19 au 26, Salta à San Pedro de Atacama au Chili

Le 19, nous sommes tous requinqués, ou presque, et reprenons la direction du Nord et allons vers Tilcara, qui signifie étoile filante en quechua, les indiens qui peuplaient la région. La route qui y mène est très belle avec encore une grande variation de couleurs dans la roche désertique. D’ailleurs, l’endroit est surnommé « la palette du peintre ». Bon Ok, c’est un peu exagéré mais quand même très joli. Nous arrivons à Tilcara en début d’après-midi.

Le village est constitué d’une artère centrale ou se succède petits bistrots, boutiques sympas et aussi hôtels de luxes….vous l’aurez compris, un endroit touristique. On y passe un peu de temps, on décide de visiter la forteresse de l’époque Inca, le temps d’une balade. La forteresse est sur une colline, ça grimpe….oups…Laure ne se sent pas encore assez bien et décide de ne pas y allez et Lucie non plus. Votre narrateur se retrouve donc seul avec Norah (Et oui !!!! Toujours après Papa, mais le papa n’est pas mécontent …).

Cette « forteresse » est appelée Pucara. En fait pas une forteresse au sens propre, avec des murs ou des remparts, mais un ensemble de petites habitations en labyrinthe sur une colline avec une vue prenante sur toute la vallée. Difficile de venir dans la Purca sans se faire voir à des km.

Nous grimpons donc au milieu de ces petites maisons, entourées de cactus, superbement restaurées, nous entrons à l’intérieur de temps en temps pour y admirer les toitures en bois de cactus (Et oui !! l’intérieur des cactus est fait d’un bois creux souvent utilisé pour l’artisanat), nous nous promenons en remontant le temps, votre narrateur ayant toujours aimé les vieilles pierres….dialogue père et filles :

-          (papa) Tu sais Norah, papa aime beaucoup ce genre d’endroit

-          (Norah) oui … et puis mon non !!!!

-          Mais moi j’aime être ici avec toi

-          Papa, après on peut voir un dessin animé

-           …..

Nous avons donc passé un très bon moment, enfin il y avant en tout cas 50% de satisfait…. Sarko aimerait avoir cette cote de popularité.

Nous retournons au camping et irons nous promener plus tard en ville

Le lendemain, votre narrateur insiste pour visiter le musée Archéologique, qui d’après le guide du routard, est l’un des musée le plus intéressant du pays. Les autres doivent être d’un ennui mortel, votre pauvre serviteur se fera donc « vanner » pas sa moitié… Nous reprenons la route en direction d’un autre village bien typique qui sera notre dernier arrêt en Argentine : Humahuaca.

Humahuaca est un superbe bourg  andin, aux rues pavées et maisons blanches en pisé … on adore, on est ici à des années lumières de Buenos Aires, et on se sent très proche de la Bolivie. Les habits colorés, les bonnets péruviens, les tissus andins étalés sur chaque stand, les habitants au visage tanné par le soleil…. Vraiment on se sent plus proche de la Bolivie et du Pérou que de la Capitale…Il y a des contrastes saisissants qui nous donnent l’impression de faire des sauts dans le temps….

Le 21, nous quittons ce charmant bourg, direction le Chili, notre dernier paso argentine/chili, le paso de Jama. Nous revenons en arrière, passons par Tilcara, et route pour l’Ouest pour la première grimpette de la journée. Il est encore assez tôt, le ciel est malheureusement encore bien chargé mais la route est à nouveau extraordinaire. Nous passons les 4000 mètres pour descendre un petit peu, nous voyons au loin une saline, Salinas Grande. D’après la carte on doit passer dessus….chouette… on continue notre descente entre montagnes aux milles couleurs, avec en point de mire cette saline, sans savoir ce qui nous attend.

Une expérience unique, est en fait quelque chose que nous n’avons encore jamais vécu…. Et que nous ne revivrons jamais….. Là on espère pouvoir revivre ça, et parler d’une nouvelle expérience.

Dès que nous roulons au milieu de la saline,…. Magique….. Fantastique, nos yeux nous trahissent, la blancheur nous aveugle…vite, on a envie d’aller dessus, de marcher dessus, d’y poser le pied comme si on était Neil Amstrong et qu’il s’agissait de la Lune. Lucie nous demande :

-          (Lucie) Papa, Maman, peut-on louer des patins à glace ???

-          (papa) Lucie, ce n’est pas de la glace, c’est du sel

-          (lucie) du sel ????

Si nous avions déjà vu des salines de loin, ou rouler à côté… cette saline est juste extraordinaire. Nous ne comprenons pas ce que nous disent nos yeux…. Glaces, sel, sec, mouillé ??? L’horizon se perd dans le ciel et on se sait plus sur quoi on marche, le sol, l’horizon ou le ciel, on ne sait plus ce qu’on a sous les pieds….

Une fine couche d’eau reflète le ciel…. C’est génialissime, un peu plus loin, la saline est sèche est la blancheur aveuglante…. On espère qu’il s’agisse d’une nouvelle expérience est non d’une expérience unique…. Et tout ça sous le soleil, on a été gâté

Nous reprenons la route et commençons notre seconde grimpette, encore une route de toute beauté…puis on loin…. Des gros nuages….des très gros nuages….puis des éclairs. Des éclairs remarquables qui semblent  être fixés au sol plusieurs secondes….. On regarde la route…. Elle nous conduit droit dans le stroboscope. Il est 16h, mais on dirait qu’il est 21h, le ciel est noir maintenant, la température chute en quelques minutes à -2 et il commence à neigé…. Quelques secondes plus tard, il neige très fort. La neige est si forte qu’en un instant la route y est recouverte, plus la route disparaît….pas de piquet pour nous guider, il faut suivre ce qui nous semble être le plus plat. Heureusement nous avons le 4 x 4…. Lucie regarde par la fenêtre :

-          (Lucie), Papa, il y a du sel sur la route !!!

-          (papa) Mais non c’est de la neige !!!

-          (Lucie) (j’ y comprends plus rien)

Après quelques minutes d’une intensité extrême, la neige s’arrête…..nous voyons un panneau dans 1000 mètres c’est le chili, après un long virage : bienvenue au Chili, nous tournons la tête pour voir une dernière fois l’argentine, nous voyons ces nuages noirs et cette neige, nous pensons à Ushuaia, ce déluge d’eau, nous repensons à Iguazu, en quelques secondes nous revoyons les Baleines à Valdès, les couleurs fééeriques de Talampaya, ces Pasos extraordinaires entre l’argentine et son voisin le Chili, la route 40 qui pour rester un mythe doit certainement rester une route difficile, on repense à toutes ces rencontres : Mathias, Raymond et leurs familles…. Voilà 4 mois d’aventures bien rempli…. Argentine, on t’aime…. Ou…. Argentine, on t’a trop kiffé…..

Nous montons jusqu’à 4850 mètres, notre record, et restons à des hauteurs vertigineuses quelques heures. Nous ne pouvons dormir ici, c’est bien trop haut…. Nous roulerons jusqu’à San Pedro de Atacama… après avoir traversé d’autre paysages époustouflants…. Nous arrivons très tard et très fatigués.

Le 22 et 23, journées repos pour découvrir cette ville, au milieu du désert d’Atacama. San Pedro de Atacama est vraiment une ville très…touristique….mais aussi très belle, qui a su préserver son caractère bien que envahie par les touristes…car ici il y a pas mal de choses à faire…

Nous commençons donc par découvrir la ville et nous reposer. Les routes sont toutes en terre, sauf sur la place, mais on ne peut s’imaginer autrement. Les maisons blanches en pisé, avec des belles portes en bois, et souvent des doubles portes d’angle…. Oui, on aime malgré qu’ici on entende plus le français ou l’allemand que l’espagnole…. On a décidé…. On va se faire 1 ou 2 restos….

Le 24, journée découverte… nous allons voir des lagunes qui se trouvent sur la saline d’Atacama. La Laguna Cejar, en fait composé de 3 lagunes, 2 oú l’on peut se baigner et 1, pour les photos…. On commence par le bain….

Ces lagunes ont une très forte teneur en sel, un peu comme la mer morte…. Sensation tout à fait surprenante….les photos parlent plus que les mots…. On se sent enveloppé par l’eau, qui nous pousse à la surface… Les filles ont un peu peur car c’est tout à fait inhabituel, mais pour les adultes (les grands gamins), juste très marrant. On peut s’allonger ou s’assoir  dans l’eau comme si il y avait une chaise sous nos fesses…. Et se détendre comme allongé dans le sable… et après à la douche…. Votre narrateur, le plus grand des gamins essayera les 2 lagunes….et rêve déjà d’y retourner.

La dernière Lagune…séance photo…. Couleur vert jade, avec sur le tour des croutes de sel qui forment des sculptures improvisées par la nature….c’est beau, très beau, faite gaffe ça coupe, on comprend pourquoi on ne peut faire trempette.

L’après-midi, nous irons au cœur de la saline Atacama pour y voir pour commencer des flamants roses…ils sont là…. Séance photo….

Après nous voulons  nous enfoncer plus dans la saline. Le guide du routard nous promet un moment unique. Nous nous rappelons de la saline Grande d’il y a quelques jours….on a trop trop hâte… le Guide nous donne 3 étoiles alors qu’il ne parlait même pas de la Saline Grandes… nous arrivons au point exacte oú la vue doit être époustouflante….et là… grosse déception…. La Saline nous fait penser à 2 choses :

-          Un grand champ de terre labouré et séché

-          Ou surtout…. À une immense déjection séchée de bovin…. Bref, on a  pas trop aimé….

Nous dormirons dans le désert

Le 25, nous allons découvrir  d’autres Lagunes en montagne avant de retourner à San Pedro…un peu de repos…. Le 26 nous retrouvons Denise et Stéphane…. Demain une journée découverte à la vallée de la Lune si le soleil est de la partie….

 

Du 27 février au 4 mars, autour de San Pedro et Antofagasta

Un astronaute !! Quel enfant n’a jamais dit : «  quand je serais grand, je veux être un astronaute », un rêve qui ne devient que très rarement réalité, que pour les meilleurs des meilleurs, les plus acharnés et sans doutes les plus téméraires.  Car il en faut du courage, autant pour s’élancer dans l’inconnu  que pour les années d’entrainements et les années de sacrifices pour une chance de réussite très mince…. Quasi inexistante, mais poussé par une volonté  d’acier, continuer d’y croire après chaque obstacle, chaque faut pas, chaque désillusion, continuer d’être au top, de se battre contre soi-même autant que contre une concurrence acharnée et motivée.

Se lever le matin et se battre…. Voilà en gros les années de douleur d’un « peut-être astronaute un jour ». Et pour les meilleurs des meilleures ? Que se passe-t-il dans leur tête quand enfin, ils ont leurs ticket ? Est-ce là qu’il commence à « flipper » ???? Sans doute pas…. Mais imaginons une seconde, que se passe-t-il dans sa tête ? Après des années d’abandon, avec un seul objectif : L’espace…. Enfin, il a le ticket…. Sans doute une joie immense…. Mais il n’a certainement pas peur… pas encore.

Mais quand il est enfin dans sa fusée ???? Là il doit enfin commencer à réaliser, et que se dit-il ? Ou à quoi pense-t-il ? Les années d’entrainement peut-être, la famille qu’il n’a pas encore pu faire, trop occupé à aller dans une piscine avec son costume d’astronaute pour se sentir sur la lune…. ??? Il pense à ses concurrents, certainement pas devenus des amis, car eux ont vu leurs rêves brisés ??? Ou il se demande si il va tenir le choc…. Il s’installe dans son siège …

Il y a le décompte qui commence….et là toujours concentré à fond, ou il commence à avoir un peu peur. Il doit être affreusement serré et collé à son siège, mais malgré ça, pourquoi se cramponne-t-il à ses accoudoirs ? Sans doute un réflexe, et la fusée démarre, …. Il est écrasé à son siège, ses amygdales vont chatouiller d’autres parties de son anatomie bien plus bas que les poumons…. Il s’envole…. Face à lui-même, s’est déjà un succès, ce pourquoi il s’est toujours battu, destination : espace ….

Nous…. On est allé sur la Lune et sur Mars et on a pas dû se battre autant, juste un peu peller sur mars… on a pris le raccourci, le moyen le plus facile, en passant par le Chili…

Le 27, nous allons, pour commencer notre journée, sur mars. En fait, dans la vallée de la Muerte, qui au fait viendrait du nom, de la vallée de mars. Il y aura un peu de 4x4 , les routes ne sont pas très faciles, mais on y va pas en fusée.

En effet, les routes un peu défoncées, carrément défoncées par endroit, avec un mélange de roche et sable orange. Le décors est surprenant. On serpente quelques dizaines de minutes dans une vallée inconnue….avec certain passage un peu difficile… Stéphane nous a même vu sur 3 roues, dommage, il pas eu le temps de prendre en photo…

Puis, le sable….  Bernard essaie, avant nous…. Il fait environ 7 mètres avant que son VW se plante royalement dans le sable, un sable très très fin. ON rigole un coup, on le sort de là….à nous….

La première fois, on fait 10 mètres…. Et oui, pas beaucoup mieux de Bernard…. Mais on s’avoue pas vaincu…. On pèle un peu, repars en arrière….on enclenche le différentiel, on essaie …. On fait 15 mètres… et on est vraiment au fond….

On re-pelle et cette fois on utilise les plaques à sable pour sortir de notre trou…. Avec plus de mal et notre embrayage a beaucoup souffert…. On abandonne pour aujourd’hui. La destination étant à 500 mètres on préfère les faire à pied plutôt que de dégonfler les pneus (pour rouler dans le sable, il faut enlever beaucoup d’air dans les pneus afin d’avoir un pneu plus large)

Bref, après cette mise en bouche et bien des rigolades, nous marchons quelques minutes pour atteindre une immense dune de sable…..votre narrateur s’essayera au sandboard…. Bien des rires, et bien entendu très peu de chute… la grande classe quoi !!!!!

Après quelques heures passées sur mars, nous allons sur la Lune…vous l’aurez compris, la vallée de la Lune. Certain paysages sont très similaires à la Lune…. Il est vrai que le paysage est lunaire, les couleurs différentes….. Ici pas de sable…. Ouf ……

Nous parcourons la Lune en quelques heures avec différent arrêts plus différents les uns des autres, des paysages arides et hostiles, mieux vaut ne pas se perdre….

On se balade sur une dune énorme avec une vue fantastique sur la vallée et une espèce d’amphithéâtre naturel et des montagnes et les roches découpées par les vents aux couleurs de western.... on se promène un peu plus loin dans une gorge, puis une grotte….dommage nous n’avons pas de lampe de poche, obligé de faire demi-tour.  Les filles sont ravies de cette petite balade d’aventurier au milieu d’un décor aussi surprenant qu’inattendu, les roches sont des sculptures ou chacun de nous peut voir quelque chose de différent….

On retourne au véhicule et on continue jusqu’au retour sur Terre….la sortie de la vallée de la lune.

Nous on a visité la planète mars et la lune en une journée….avis aux astronautes, pas la peine de vous donner tant de mal, sur Terre vous trouverez aussi votre bonheur.

Le 28 nous allons à Antofagasta pour 2 raisons, faire un service pour notre Sprinter avant la Bolivie et récupérer un colis que nous attendons depuis plusieurs mois.

Le colis avait été envoyé par un ami en octobre à Ushuaia ou nous avions un contact. Délai donné par la poste environ 15 jours. Après 3 semaines d’attente nous avions décidé de quitté Ushuaia et demandé à nos contacts (Cécilia et Guillermo….vous vous rappelez ??? pour voir si vous suivez vraiment notre aventure) de faire suivre le colis à une autre adresse.

Le colis avait fait….3 mois pour arriver à Ushuaia, mais la poste n’avait donné aucun avis à nos amis d’Ushuaia pour leur demander de venir récupérer le colis, et après 3 jours seulement, le colis et reparti pour la Suisse….si si, histoire véridique…. Et le colis est arrivé en Suisse en 5 jours seulement….

Donc essai no 2, nous demandons à notre amis Nicolas de nous renvoyer le colis à l’Alliance Française d’Antofagasta, délai donné par TNT 5 jours.

Après 3 jours, le colis est en bonne voie, puisqu’il était déjà à Santiago…mais d’après le trecking (no du colis), il reste bloqué plusieurs jours.  Après 4 jours nous arrivons enfin à trouver quelqu’un pour nous renseigner (pas facile en Amérique du Sud). Dialogue

-          Laure : Bla bla bla, notre colis est bloqué depuis 5 jours, il est noté « delay »…pourquoi ?

-          Réceptionniste  ???? je vais me renseigner….. (retour après une pause et un maté)… nous n’avons pas votre numéro de passeport 

-           ??? notre numéro de passeport, c’est pour ça que vous n’avez pas envoyé notre colis ???

-          Hhheueeueu oui….  Maintenant il va passer à la douane, au fait on vous le livre oú le colis ?

-          Vous n’avez pas d’adresse dessus ???

-          A oui…. C’est pour ça qu’il y a une adresse dessus

-           ??? oui, c’est là oú on attend ce colis

-          OK j’ai compris….

Après 4 jours le colis sera livré et nous le récupérons enfin…

Nous passons donc 3 jours à Antofagasta, ou nous allons dans des grands magasins et constatons à nouveau le gros problème de « mal bouffe ». Impossible d’avoir de l’eau pour manger dans les fast food…. Il y a un monde fou dans ces grands magasins avec un endroit consacré aux fast food. Il y en a une douzaine au minimum les uns à côté des autres….nous remarquons, il y en à un qui est, nous semble-t-il fermé…. Puis de plus près nous constatons que non…. Il vend des plats équilibrés avec des légumes… il n’y a Personne de chez personne pour se nourrir sainement…. Bref idem que dans le sud du pays….

                                                                                                     

                                     le kentucky fried chicken, il y a la queue!                              Le fast food qui propose des légumes,personne!

 

Nous sommes heureux de quitter Antofagasta le 3 mars, nous retournons à San Pedro. Le 4 nous nous reposons et préparons notre véhicule, demain, nous partons pour la Bolivie…..

Voilà la fin de la première partie de notre voyage, Uruguay, Argentine. Chili…. Maintenant on peut dire qu’une nouvelle aventure commence : La Bolivie. On a très hâte de faire le Sud Lipez, réputé pour ses paysages fantastiques….autant que ces routes difficiles…. On est excité comme des puces…

 
 
 
 

 

 

 

 

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