Argentine côte Est

 
Retour en Argentine du 25 au 30 Octobre

Nous quittons Punta del Diablo après une bonne nuit de sommeil, village très tranquille…hors saison, mais promet du changement dans 2 mois, en été.

Nous devons faire route vers Punta del Este, pour les résultats de Norah, sans nous inquiéter car elle va très bien maintenant et la fièvre a enfin fait place à sa fougue habituelle. Ces résultats ne nous apprendrons rien du tout, finalement ce n’était pas une infection urinaire, mais à cet âge, ça peut être tellement de choses, le plus important est que ce soit derrière nous.

Nous sommes content de retourner à Punta Del Este, nos amis sur le port nous ont attendu, et c’est un plaisir de les revoir. Nous passons la nuit sur le même parking que la dernière fois. Le matin, Lucie ce lève en même temps que votre héro… euh !!!!  Votre narrateur, et allons nous promener ensemble au port. La magie est de retour, et ce sourire si beau sur le visage d’un enfant est à nouveau sur le visage de Lucie. Nous prenons du bon temps à regarder 2 lions de mer, un peu plus agressifs que la dernière fois, car un bébé  est avec eux et plusieurs otaries. Une viendra même si près de nous en nous éclaboussons que nous sursautons….

Ce passage et ces rencontres nous ont vraiment donné envie d’aller à la Péninsule de Valdès. Pour gagner du temps, nous décidons de prendre un bateau pour Buenos Aires afin d’éviter 800 km de route.

Nous ne sommes pas mécontent de repasser par Colonia, ses ruelles pavées et ses maisons aux façades colorées, léchées par le soleil depuis tant d’années.

Le 28, nous prenons donc un bateau, après une très courte nuit. Le bateau étant à 5h30, nous devons être au port à 4h30, et une tempête s’est levée ce qui nous empêche de nous endormir.

De retour à Buenos Aires, case départ, mais direction le Sud cette fois, ce pour quoi nous sommes là, la Patagonie, la Terre de Feu, Ushuaïa, des noms qui font rêver. Notre première grosse escale sera la Péninsule de Valdès. Nous savons qu’il nous faudra plusieurs jours pour y aller, mais les baleines sont là jusqu’en fin novembre…. Mais nous, on est un peu impatient….

Notre première escale se fait à Mar Del Plata, une énorme station balnéaire, ou l’immensité de ces plages et comparable à la laideur du béton qui à surgit de terre. Si vous pensiez avoir tout vu en Italie, en France ou même à Alicante, regardez Mar Del Plata avec google earth…. C’est impressionnant : Nous sommes en saison morte, il n’y a personne et on se rend compte de la taille du site en voyant ces plages vides, ces parkings GEANTS. En été tout est bondé et organisé, ou il faut faire un « check in » pour aller poser sa serviette et surtout un GPS pour la retrouver.
 

Du 31 octobre au 1er novembre, de Viedma à Valdès

 … en nous levant le matin, nous n’avons qu’une hâte regarder dehors : notre danse du soleil n’aura fonctionné qu’à moitié (j’ai bien vu que Laure ne faisait pas sa danse sérieusement). Il ne pleut plus, mais le soleil est chargé de gros nuages. Nous savons que les perroquets ne seront pas très photogéniques. En plus, quelle malchance, notre appareil photo reflex ne fonctionne plus. Il aura choisi le pire moment  pour prendre sa retraite, à quelques jours de la péninsule de Valdès…. Si un petit appareil compact va très bien pour les paysages, pour les photos animalières un reflex est quand même le must du must…. Tant pis, on va essayer de faire au mieux.

Nous nous rendons à El Condore, encore un village qui semble totalement abandonné en dehors de la haute saison. Il n’y a pas foule en dehors du contrôle de police (en argentine, il y en a énormément…et comme notre véhicule est un peu, tout petit peu différent, on y a souvent le droit). On se rend aux falaises, avec, excusé du peu, 35'000 nids de perroquets. Si si, on les a compté, et après on a vu qu’ils disaient la même chose dans le guide du routard.

Ces perroquets jaunes, bleus et verts, volant par  dizaines nous ont offert un très beau spectacle, en faisant l’aller et retour dans leurs nids (on se demande si ils retrouvent toujours leur propre nid…et leur propre partenaire… entre des milliers de nids et de perroquets identiques). Malheureusement sans soleil, il n’est pas permis d’espérer faire des bonnes photos avec un compact… Nous restons sur cette plage une petite heure et poursuivons notre route vers La Loberia, ou une réserve naturelle de Lions de mer nous attend.

On s’y rend en empruntant une route « défoncée », 1 heure pour faire 30 km. Si on adore les pistes, les routes goudronnées non entretenues ça on aime pas et notre camion non plus. Mais le spectacle en vaut largement la peine.

On se retrouve en haut des falaises, sur des pontons aménagés, surplombants cette colonie : des centaines, des milliers de Lions de mer, entassés les uns sur les autres. On n’est pas aussi près d’eux qu’on était à Punta del Este, mais là on est chez eux et les observer est un régal.

Il y a des centaines de Lions de mers, entassés, et on peut voir aussi des petits groupes allant faire trempette, là on distingue bien le Lion de mer et son harem, et lorsqu’un autre mal s’approche de trop près, même de si loin sur notre perchoir, on entend bien celui qui crie le plus fort, et on voit encore mieux celui qui prend ces nageoires à son coup….  Encore un moment qu’on oubliera pas, en plus le soleil est revenu.
Nos petites excursions terminées, nous devons prendre la route en direction de Valdès, nous ferons un stop à « Las Grutas » car la route est trop longue, nous devons repasser pas cette fameuse route défoncée et par nos amis perroquets, il y en a vraiment partout, et maintenant avec le soleil, on distingue trop bien leurs fabuleuses  couleurs, et avec notre petit appareil, on arrive, par chance a prendre une photo merveilleuse… on repart l’esprit tranquille
Nous roulons 3 heures dans cette Pampa, plus nous descendons vers le Sud, plus le décors est incroyable et le ciel devient fantastique avec des mélanges de bleus, des routes en lignes droites en discontinu ; elles n’ont rien a envier à la route 66. On a compté une ligne droite de plus de 60 km sans tourner le volant d’un seul degré… 

On arrive à Las Grutas, une autre station balnéaire, avec à l’entrée de la ville des statues de dauphins, certainement pour faire venir les touristes et vendre des sorties en mer. Nous on vient juste pour passer la nuit. On va au bord de mer car il fait super beau et il est encore tôt.

La mer est juste magnifique, le bleu , que dis-je, les bleus nous attirent, on regarde cette mer qui nous apaise, et dans notre vision sans même les chercher : des dauphins (finalement pas un attrape touristes les statues), ils sont 4 ou 5 a jouer dans les vagues, on les distingues très bien (mais mon foutu reflex ne marche plus…donc pas de photo sorry).

Votre narrateur va vite mettre son maillot, l’eau est froide, mais qu’on s’amuse bien, et a « presque » nager avec les dauphins.

Quelle journée, en matinée gros pull, grosse veste et bonnet, et l’après- midi en maillot de bains à faire trempette… Demains un autre jour, et une grosse partie de notre rêve : La Péninsule de Valdès et ses baleines, on espère qu’on en verra plein

 

 

 
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