Bolivie

Du 5 au 10 mars, Bolivie Le sud Lipez jusqu’à Uyuni

Nous y voici…. Le 5 mars, nous quittons le Chili pour la Bolivie. Nous allons tenter le Sud Lipez, là oú l’on ne trouve que des 4x4, ou les routes sont défoncées, difficiles, suivant les périodes et les pluies…impraticable….

Nous ne savons pas encore à quoi nous attendre. Nous savons qu’il a beaucoup plu, nous savons que l’endroit est fantastique, mais on se pose quand même des questions :

-          La route va t-elle être aussi difficile qu’on le dit ? (oui…. On vous  le dit tout de suite….)

-          Va-t-on avoir des soucis ou des problèmes avec nos véhicules (oui…)

-          Et les paysages…sont-ils aussi extraordinaires qu’on le dit… (ça on vous le dit pas encore..)

Plein de questions, on n’a pas encore les réponses, on vous donne quand mêmes quelques infos avant la lecture.

Nos nerfs vont être mis à rudes épreuves, nous allons vraiment franchir une nouvelle étape dans notre voyages, tant au niveau des paysages ou des routes que de nos émotions…. On commence

Nous quittons San Pedro et remontons la route en direction de la Bolivie….ça monte, ça monte…puis à 4000m d’altitude, une piste sur la gauche, avec un panneau près à tomber, marqué : Bolivia…. L’entrée de la Bolivie par le Sud Lipez, et la route des Lagunes…. On commence la piste, sans savoir qu’on ne va plus la quitter pendant des jours, et surtout, sans savoir à quel point cette piste va se gâter…

Après 1 heure de piste, la frontière avec la Bolivie…. Votre narrateur se fait « incendier » la première fois par le douanier….. c’est que ça ressemblait plus à une cabane qu’un bureau de douane….et votre narrateur est passé tout droit…. Bref, le douanier n’était pas trop méchant… nous entrons « officiellement » en Bolivie.

Nous continuons sur la piste jusqu’à la première halte, La Laguna Verde….votre narrateur se fait « incendier » une seconde fois…. On savait pas qu’il fallait s’y arrêter pour payer un droit d’entrée….. le  garde n’était pas trop méchant non plus….

Nous arrivons au bord de la lagune, avec plein de flamants roses…. La lagune n’est pas vraiment verte….en fait elle est plus grise que verte. Dans notre guide, il est noté que la Lagune devient verte à 11h00, en fonction du vent…. C’est ça…. !!!! On  croit pas vraiment.
Le ciel n’est vraiment pas terrible, on décide de s’arrêter un peu et de faire une petite pause. Nous avions décidé de dormir au bord de cette lagune…donc on s’y arrête. Après une pause dodo, nous sortons en fin d’après-midi, et le ciel s’est brusquement dégager.
 La Lagune n’est toujours pas verte (les menteurs…) mais c’est quand même très joli, et nous adorons observer les flamants roses, nous reprenons notre véhicule et trouvons une petite route qui mène au milieu de la lagune, le spectacle  est magnifique, les couleurs changent à chaque minute, illumine cette endroit qui devient tout d’un coup magique avec des montagnes dorées, et le ciel est en feu…. On adore ce couché de soleil et est être aussi seul…. Au fait, nous sommes toujours avec notre ami Bernard….

Lorsque le ciel s’est couché, nous faisons un petit apéro….puis nous préparons à manger….et une voiture, dans la nuit (elle tombe très vite) vient nous voir, pour nous demander, bien gentiment de partir d’ici. Nous sommes trop près de la lagune (en fait…on est presque dedans). Le garde nous demande très gentiment de partir, après notre repas. Nous mangeons notre soupe et essayons de nous guider dans une nuit complète…. C’est pas  facile de savoir oú nous sommes et si nous sommes assez loin de la lagune…bref…nous nous arrêtons et allons faire notre dodo.

Le 6 au matin, votre narrateur est le premier à se réveiller et souhaite savoir oú nous nous trouvons et surtout si la lagune est verte au matin…(on sait jamais)… les yeux encore collés, il ouvre le store d’un cm histoire de voir…puis ses yeux le trahissent il ??? Du vert, son premier regard laisse apparaitre une belle tache verte….après plusieurs clignements et avoir décollé ses yeux…. En fait, il s’agissait du toit du véhicule de Bernard…… La lagune est toujours aussi grise….mince vraiment des menteurs.

Nous décidons de partir à 09h00 en direction de la prochaine lagune. Votre narrateur souhaitant faire encore 1 ou 2 photos de flamants décide de prendre une piste longeant le bord…d’un peu trop près. La piste devenant vraiment trop impraticable, nous décidons de faire demi-tour, et, en manœuvrant, nos roues arrière s’enlisent dans un sol qui paraissait pourtant sec….. mince… pas possible d’y sortir. On sort les pelles (merci Bernard pour le coup de main), mais vraiment pas facile, après des dizaines d’essais, avec les pelles et les plaques à sable, on arrive enfin à se dégager…. Pffffffff…….
 On se dit, il faut vraiment rester sur de la bonne piste… il est 10h30 et nous sommes dégager. Pas mal de 4x4 passent par là, nous décidons de les suivre, ils connaissent les bonnes pistes.
Ces 4 x4 passent tous par une  montée et s’arrête pour avoir une belle vue bien dégagée, sur une seconde petite lagune, avec moins de flamants, mais très jolie…. Nous nous arrêtons à la même place et prenons quelques photos. Il est environ 10h45…. Et là…. Nous regardons au fond de la lagune…une tache verte apparait…. (rien à voir avec  le véhicule de Bernard cette fois)… notre regard est rivé sur cette tâche….
 Elle grandit, s’avance, petit à petit…. Ce phénomène est du à…on ne sait pas quoi en fait… mais ce vert s’étant petit à petit, pour couvrir, ¼ de la lagune, puis la moitié…jusqu’à la couvrir complètement et changer la couleur d’un gris quelconque à un vert merveilleux….il est 11h00…. C’était donc vrai…. On a bien fait de s’enliser….

À 11h10, nous reprenons la piste, pendant 30 minutes, la piste n’est pas bonne du tout, elle est très creusée pas endroit et on doit rester très attentif pour ne pas se laisser prendre dans un trou ou dans de la boue.... après nous rejoignons une piste « délicieuse »…. Une superbe piste à plus de 4200 mètres, au milieu de montagnes de toutes beautés, de volcans   féérique. A chaque virage nous découvrons un nouveau paysage…la piste est réellement parfaite, on est heureux d’avoir notre véhicule qui semble être fait pour ça, nous évoluons dans une autre dimension et nous délectons de ces moments, ces minutes si précieuses…. Nous sommes ici pour ça.

Nous arrivons à la laguna Chalviri, ou nous nous arrêtons pour manger et parler et de partager ce que nous venons de traverser…. Nous continuons notre aventure sur la même piste pour y voir des geysers (bons sincèrement, les geysers d’Islande sont bien plus impressionnant…passons), d’autre paysages et des couleurs changeantes à chaque km…. On adore…. Puis nous arrivons à la Laguna Colorada.
 Pour commencer, de loin, on trouve la vue exceptionnelle. Une belle lagune, entourée de rouge, puis des montagnes aux sommets enneigés ( on est déjà à 4500 m…) et des volcans aux teintes aussi variées que magnifiques.

On roule en direction de cette lagune, ou nous passerons la nuit. Pour commencer nous allons nous rendre du côté est, plus on s’approche de la lagune, plus nous sommes stupéfait…en fait, le rouge vif, le rouge sang, n’est ni de la terre, ni de la roche, mais de l’eau…la Lagune Colorada est rouge… et peuplée de milliers de flamants roses. Nous nous rendons aussi près que possible de la lagune et roulons sur une piste qui nous y mène tout au bord…. Extraordinaire. Des algues microscopiques rendent l’eau de cette lagune rouge, et les flamants sont là pour les algues. Nous resterons sur cette plage de nombreuses minutes pour observer ce spectacle unique et presque surnaturel.

Malheureusement cher lecteurs…. Un ‘’ bug’’ informatique va nous priver de nos meilleurs photos…les photos de notre réflexe ont toutes été perdues lors du téléchargement …ce fut une soirée très très triste….. Bon nous avons quand même des photos pour vous prouver la véracité de nos dires…

Après avoir observé des centaines de flamants roses s’envoler à notre vue (que vision de rêve), nous longeons la lagune pour nous rendre du côté ouest, ou nous pouvons y passer la nuit…. Ce fut certainement une des journées  les plus fantastiques de votre voyage, nous sommes réellement impressionnés par ces paysages et ces beautés de la nature, vivement demain (là… on ne savait pas encore ce qui nous attendait…..)

Nous partons de la Laguna Colorada vers les 09h00…on va se répéter… juste géniale, mais la piste commence à devenir un peu plus technique. En fait, à de nombreux endroit, il n’y a plus de piste, mais une multitude de pistes et on doit essayer de ce diriger au mieux en fonction de la direction à suivre, mais on adore… on traverse des déserts verts, entouré de montagne rouges, puis un nouveau revêtement de la piste (ou des pistes…), puis un désert jaune, puis un rouge, puis un gris… c’est juste un sentiment de liberté total, on se laisse guider par notre instinct (et notre GPS…surtout…), puis toutes les pistes se rejoignent, pour plonger dans une gorge, pour commencer que l’on trouve très sympa….puis la première grosse difficulté. La route est formée par une petite rivière. Qui dit eau, dit rochers et surtout, la piste est complètement rongée, creusée par l’eau. Nous faisons le parcours à pied plusieurs fois. Pas très très long, environ 100 mètres mais pour in dénivelé de 40 mètres…. Très raide, avec des rochers et on ne sait pas trop comment négocier cette descente…. Bon, votre narrateur s’y élancera en premier…
 Du gâteau…trop facile…même pas peur….

Nous continuons notre route à travers plusieurs lagunes, Lagune Honda, lagune…on sait plus le nom, et lagune Hedionda, encore une lagune….paradisiaque… vraiment, on se sent tout proche du paradis….et aussi, à quelques km de l’enfers… après cette lagune qui nous a fait tant vibrer, 2 routes s’offrent à nous, nous prendrons la piste de droite, qui mène à  Alota (pourquoi n’a-t-on pas pris celle de gauche….. bon  sang !!!)

La route monte monte, pour nous mener à une première difficulté, puis une seconde, et encore une autre. Il y a de plus de plus de rochers, la piste est bientôt tellement creusée que notre différentiel touche le sol, puis l’avant du véhicule. La piste devient, vous l’aurez compris, de plus de plus difficile et terrible. Surtout les rochers de plus en plus nombreux pour ne former, qu’une piste de roches.

Pour faire une comparaison… votre narrateur a eu la chance de faire le Pérou il y a quelques années (comme il se la pète….¨ !!!!), lors d’un treck, menant au Machu Pichu, l’Inca trail, votre narrateur s’était amusé à suivre les porteurs lors des longues descentes. En fait les porteurs se mettent en ligne et au lieu de marcher…il courent, sautant de pierre en pierre. Il est vrai que cette descente devient assez technique, mais moins éprouvante surtout pour les genoux, mais il faut vraiment bien observer le chemin, à peine posé le pied sur un rocher, déjà savoir oú l’on posera sont prochain pas…ect…ect….

Voilà la même façon de conduire sur cette piste de roche, il faut rester super concentrer et savoir oú l’on va poser nos pneus…. Toujours à l’avance essayer d’anticiper…mais des fois…ça passe pas et il faut s’y reprendre à plusieurs reprises….des fois, les trous sont tellement  profonds et la piste tellement creusée qu’il faut essayer de monter sur les tas au milieu et sur les côtés de la piste et jouer aux équilibristes….avec un véhicule de 4 tonnes… c’est comme un éléphant qui tient sur une corde…. Pas facile.

Donc une piste très très éprouvante et on se dit à chaque fois : mais pourquoi on a pas tourné à gauche…..

Après plusieurs heures de travaux forcés….une rivière…. Un gué très profond…. Soit de la boue, soit environ 80cm / 1 mètre a traverser…. Et surtout, ici personne pour nous aider, nous ne sommes pas sur la route 40 en argentine (qui depuis nous semble être une autopiste…). Si nous restons coincé….on doit se débrouiller…il n’y a pas de machine de chantier ici.

Votre narrateur enlève ses chaussettes pour faire trempette et traverser à pied,  nous optons tout de suite pour le côté profond. Le fond nous semble dur…. Entre temps, un 4x4 souhaite passer et nous gênons… pour le laisser passer…votre narrateur va essayer de se pousser et se mettra dans une bien mauvaise posture…le 4x4 lui, s’en contre fiche, et sans dire merci s’en ira pour nous laisser à notre triste sort.

Le sol, malheureusement, n’était pas aussi dur que l’on le pensait, et les roues avant (cette fois avant pour ne pas faire de jaloux) vont s’enfoncer dans de la terre et de l’herbe….et notre véhicule est dans le sens de la descente, la rivière à 3 mètres de son capot (pas pas possible d’aller en avant…), bref on est vraiment très mal…très très mal…pas de photo…on était un peu trop sur les nerf….

Nous essayons à de nombreuses reprises…mais rien à faire. Nous n’arrivons pas à reculer…et si on s’avance, les roues vont encore plus s’enfoncer…. Puis une idée, avancer sur les plaques à sable pourrait nous permettre de nous donner un peu d’élan pour reculer…

Petit détail…remerciement à Nicolas, pour ces plaques à sable. Lors de la préparation du véhicule, nous lui avions demandé : Pourquoi tu nous vends des plaques à sable en métal et pas les nouvelles en alliage léger ou en plastique ??? Sa réponse…. Parce que les plaques à sable, ce n’est pas que pour le sable, mais on peut s’appuyer dessus pour franchir un obstacle, un trou par exemple…essaie de faire ça avec ces nouvelles plaques de m….. !!!! Merci pour ce conseil avisé d’un vrai pro….

On utilise donc les plaques comme rampe de lancement…elles se plient un peu sous notre poids, mais ça marche…. Bien content de ne pas avoir acheté ces nouvelles plaques de m….. On arrive donc à se dégager puis, c’est parti pour la rivière, qui en fait ne sera qu’une formalité…. Votre narrateur y prendra un grand plaisir… voir l’eau juste en dessous des fenêtres s’est assez marrant…tant qu’on  ne reste pas pris au milieu de la rivière.

Après ce passage, encore plusieurs heures de pistes interminables…pour se dire à la fin de la journée : plus jamais…maintenant soit on reste sur des belles pistes…soit on part à gauche…. Nous passerons la nuit à Alota… nous sommes néanmoins très content de la journée, on s’en souviendra c’est certain…nous sommes très très fatigués et heureux de n’avoir rien cassé sur le véhicule et surtout pas d’accident….

Le 8, nous roulons en direction De Uyuni, la piste est meilleurs, bien que plus nous nous approchons de Uyuni, plus la piste est faite de tôle ondulée et de nids de poules. Nous sommes fatigués de la route et avons hâte d’arriver. A 20 km de la fin, nous croisons un véhicule en difficulté et nous nous arrêtons pour les aider. Les pauvres, des brésiliens, on perdu une roue en roulant…..on imagine à peine la sensation…. Nous les aidons à mettre la roue de secours…. Et roulons avec eux jusqu’à Uyuni…ils doivent bien entendu réparer avant de repartir.

Nous arrivons dans cette ville très terreuse, boueuse…et très très sale, si les paysages boliviens nous ont surpris, la première ville aussi, mais dans l’autre sens. La ville, pourtant jouissant d’une popularité international en raison du Sala D’Uyuni, et d’un tourisme extraordinaire, est vraiment dégoutante avec des poubelles et des déchets trainant partout…bref….on va pas y rester longtemps, juste le temps d’aller sur le Salar.

Pour aller sur le Salar, on décide de ne pas y aller avec notre véhicule car le Salar est inondé, c’est la saison des pluies et en plus, cette saison n’a pas été terrible…donc mieux vaux aller avec des gens qui connaissent le coin.

Nous reservons de la place pour le 10. Aujourd’hui le 9, on se repose et on visite un peu. On nous avait dit que les boliviens n’étaient pas sympas du tout….en fait…. C’est assez vrai. Surtout dans les restos et les hôtels…. On se fait très très mal recevoir. Même carrément jeter dehors. Bien entendu, nous rencontrons des gens très gentils aussi, mais sommes très surpris dans les restaurants ou nous avons l’impression de déranger alors que nous sommes là pour consommer…. Bref on fera une petite parenthèse dans quelques temps…

Le Salar de Uyuni….encore un rêve pour les voyageurs….. Une immense étendu de sel. Tellement grande que l’on voir la courbure de notre planète. Tellement grand que certain voyageurs s’y sont perdu et tournent en rond en cherchant une sortie…. Mais complétement sec en juin et juillet…lorsqu’il y fait – 20….

Nous partons le 10, vers les 10h30 de l’agence, pour aller visiter pour commencer, le cimetière des trains….ohouououou…..bref….même pas peur…. On est pas trop emballé. Direction le Salar, pour commencer petit arrêt touristique pour y faire quelques achat et faire vivre les gens qui normalement travaillent du sel. Mais c’est assez compliquer lorsque le Salar est recouvert d’eau.

On repart…et enfin…on le voit. Nous sommes tout de suite emballés. On s’arrête au bord du Salar pour y découvrir une immense étendu de reflets…. On ne sait plus ce que l’on regarde, si c’est l’eau ou déjà le ciel. On fait quelques photos. Le guide nous dit que nous partons dans 10 minutes, nous pouvons quand même rouler sur le Salar environ 5 km à l’intérieur, là-bas, il n’y a que quelques cm d’eau et on peut y marcher et faire plus de photos.

On attend ces 10 minutes, on regarde et notre esprit vagabonde…

Nous montons dans le 4x4….en avant. Nous ne sommes pas les seuls, il y a plusieurs 4x4, selon leurs programmes, elles s’enfoncent l’une après l’autre dans le Salar…c’est assez magique et on retient la question de Norah, bientôt 3 ans, qui résume tout à fait la situation, en roulant sur le Salar, elle regarde une voiture à côté de nous, environs 50 mètres séparent les 2 voitures :

-          Papa, pourquoi la voiture elle roule dans le ciel ????

Magnifique non ?????

Et après s’être arrêté, 5 km plus loin, nous sommes dans les ciel….enfin on peut le croire, car lorsque nous commençons à nous promener, elle demande :

-          Maman, là on marche sur des nuages ????

On peut croire qu’elle a raison….on est dans le ciel, en fait on ne sait plus, nos yeux ne nous disent pas tout et on sait plus. Certainement voir le Salar sans  eau doit être fantastique, mais le voir recouvert  d’eau est aussi une expérience unique.
Nous passons un moment rarissime, à nous promener sur les nuages avec nos filles, à faire des photos…. Nous irons manger dans un hôtel de sel (tout est fait en sel ici, même les tables et les chaises…) au milieu du Salar…enfin…à 5km du bord…
Juste géniale…nous sommes heureux de cette journée…à la douche….. demain nous partons en direction de Potosi…
 
Du 11 mars au 2 avril, Potosi, Sucre, La Paz

Chers lecteurs…..navré de ce manque d’informations, en espérant qu’on ne vous aie pas trop manqué…. Nous étions occupés à soigner certains bobos….. rien de grave, mais c’est certain, nos anniversaires, on s’en souviendra.
Le 11 nous quittons Uyuni en direction de Potosi, nous craignons de casser quelque chose sur le véhicule tant la route est mauvaise dans la ville de Uyuni….. Ouf !!! On s’en sort sans rien casser. La piste s’améliore dès la sortie de la ville, mais on rêve d’ une route goudronnée pour se reposer un peu et ne pas rester en alerte à chaque instant pour éviter les trous ou autres pièges. Après 50 km…la délivrance, de la bonne route. Potosi est à moins de 2 heures maintenant.

Potosi, une ville décrite comme une ville magnifique…malheureusement ceinturée par une immense saleté, des déchets partout autour de la ville, avec des cochons pour « nettoyer » ce qu’ils peuvent manger…. Pas terrible…. Après on rentre un peu plus dans le centre, ça commence à aller un peu mieux, sauf que la ville monte…monte…monte…et descend…descend… descend…super raide dans des petites avenues à peine plus larges qu’à Venise. Ici le klaxon, n’est pas un accessoire de décoration, et en étant perdu, coincer, de temps en temps devons s’y prendre à 3 fois pour manœuvrer (on ne fait pourtant que 6 mètres…)… Le bruit des klaxons est un peu stressant, surtout quand ils sont tous adressés à notre attention (on s’est pas fait beaucoup de copains dans le centre de Potosi)…. On arrive à la place centrale…. On est vraiment perdu, on cherche un Hôtel avec un grand parking, mais ici pour s’y retrouver, ce n’est pas facile, on passe devant un bâtiment magnifique sur la place… l’hôtel de police, on passe tout près de leurs fils électrique… un peu trop près en fait…. Couic !!!! Devant la police, on leur arrache un fil électrique, une femme policier s’énerve un peu (juste un peu ???) et nous demande ce qu’on fait là !!!! Et surtout de quitter cette place. On essaie de le faire mais on reste coincer 100 mètre plus haut impossible de manœuvrer, et les Boliviens ont toujours peur de perdre un mètre, ils se collent toujours à notre véhicule, impossible de faire marche arrière et on repart pour une série de klaxon avec la femme policier qui nous regarde en secouant la tête…… pas terrible comme entrée en matière …
Après maintes demandes, impossible de trouver un hôtel avec parking. Nous décidons donc de rester dans un hôtel, vraiment pas cher (moins cher que certains campings en argentine ou Chili). Pour moins de 10 euros la chambre pour 4…pourquoi pas se faire plaisir.
Nous restons donc dans un hôtel et pensons y rester 3 ou 4 jours. Dès nos prises de quartier, nous allons en ville pour manger. Il faut dire que manger en Bolivie ne coûte vraiment pas cher, on décide donc de laisser notre cuisinière un peu tranquille.
Il est vrai… après fait attraction de la saleté et des poubelles qui entourent la ville, Potosi est vraiment une très belle ville, avec de beaux bâtiment coloniaux, de belles rues escarpées aux bâtissent multicolores et aux balcons de bois. Certains quartiers sont mêmes à l’identique qu’au 18ème siècle (mais il faut faire abstraction de ces centaines de fils électriques qui s’accrochent en une anarchie totale, on ne les a pas tous arrachés.  (Ici un bon électricien est certain de trouver du travail), et certaines maisons laissées à l’abandon. En tout cas il y a de l’animation…. On aime flâner ici quelques heures à se perdre dans ces quartiers.

Retour à l’hôtel ou nous passons…une bien mauvaise nuit. Ne pas oublier, avec ses 4100 mètres d’altitude, Potosi est la ville de plus de 100'000 habitants la plus haute du monde, et ici pas de chauffage, pas de fenêtre aux chambres = une très forte humidité…. On a un peu peur que les filles tombent malade, nous décidons de ne passer que 2 nuits et de partir le lendemain pour Sucre.

Le 13….départ pour Sucre…. Si l’entrée dans la ville de Potosi fut laborieuse, la sortie n’en est pas moins compliquée…. Après plus d’une heure (et quelques gros mots de votre narrateur), nous  finissons pas sortir de la ville sans arracher de nouveau fil électrique et avec un peu moins de coup de klaxon… ouf !!!! Direction Sucre, la route est très bonne. Sucre étant la ville la plus riche de Bolivie, on s’y attendait.
Nous arrivons l’après- midi à Sucre, ici…pas de saleté, la ville est très propre est dès le premier regard :magnifique.

Nous avions un point de chute, des privés qui ouvrent leur jardin aux voyageurs, très proche du centre. Nous trouvons cette adresse très facilement ou nous retrouvons Stéphane et Denise, nous sommes toujours avec Bernard…. Nous revoilà à 3 véhicules, sur un jardin à Sucre. Nous apprécions ce calme, cet endroit…on décide d’y rester quelques jours c’est certain (mais nous allons y rester plus longtemps que prévu ou nous ferons connaissance avec plusieurs médecin et ou les hôpitaux n’ont presque plus de secrets pour nous….)
Les premiers jours, se passent à merveille, la ville est réellement belle, un autre pays à l’intérieur de la Bolivie. De magnifiques bâtisses coloniales, avec des murs blancs et très cossus, les toits en tuiles. Bref on adore, c’est vraiment la ville la plus belle d’Amérique du Sud depuis notre aventure.
Nous allons visiter un musée, le musée de l’art indigène, nous sommes très chanceux car le lendemain, le musée a fermé…pour toujours…. Quel dommage. Ici on pouvait y admirer l’art ancestrale du tissage  pour y confectionner des habits, des tissus de décoration… en fonction de leurs appartenance ethnique, de leurs croyances, leurs provenance (village, contrée…etc), fantastique, on a eu trop de chance….
Le lendemain, première visite chez le docteur pour Laure, son estomac n’est toujours pas remis…. Nous devons  attendre quelques jours pour faire des analyses.
Le 16 mars, Bernard à son anniversaire, un jour avant celui de votre narrateur. Felicidad, la propriétaire chez qui nous logeons amène un énorme gâteau pour l’évènement ….. Le soir  nous allons dans un bon restaurant, tenu par l’alliance Française….château brillant pour 5 euros….. Nous passons un très bon moment, mais les filles nous semblent être fatiguées, surtout Lucie qui s’endort sur sa maman sans rien manger….
Le 17… anniversaire de votre narrateur. Dès le réveil de Lucie, nous voyons que quelque chose cloche, fièvre, boutons, pleurs = hôpital ou Felicidad nous emmène sans tarder. Nous avons un peu honte, ici les gens passent en fonction de leur classe sociale et non de leurs arrivée…. Nous n’attendons même pas une minute, Felicidad nous annonce chez le médecin et nous passons directement….devant tout le monde….. On n’aime pas du tout….
Le diagnostic est très vite fait : La Varicelle…. Pas de soleil, pas de courant d’air et ici on soigne avec…. De la Maïzena…. On fait avec au début…. Puis on cherche autre chose. On se dit que Norah devrait aussi l’avoir dans quelques jours. Bref, on décide de rester tranquille quelques jours ou les filles sont heureuses de se faire une over dose de dessins animés.
Le 1 au soir, Felicidad nous apporte des empanadas…..mais franchement pas bon. Une pâte sucrée avec du fromage à l’intérieur, on a préféré le château brillant d’hier.
Après quelques jours de repos, le 23 mars, anniversaire de Laure, dans le plus grand secret (pitié, plus de gâteau ni d’empanadas made in Bolivia….), Laure doit suivre un régime pour son estomac…pas terrible…. Mais en descendant du camping -car, elle loupe une marche et tombe lourdement sur une cheville….. = hôpital, cette fois nous y allons seule sans Felicidad…. Distension des ligaments, heureusement rien de cassé, mais une cheville qui va faire mal un bon moment….
Après un dernier repas à l’alliance Française, nous quittons Sucre le 25 mars, direction La Paz. Norah n’est pas tombée malade.
Nous nous arrêtons pour dormir à Oruro, à 3 heures de La Paz. Une ville « décharge ». Incroyable de penser que Sucre est à quelques heures seulement dans le même pays. Ici, une immense décharge partout oú nous regardons…. Les filles resterons dans le camping-car.

Le 26, en route pour la Paz ou nous avons un point de chute dans un hôtel Suisse. Nous savons que traverser La Paz va être difficile…. La Paz, la capitale la plus haute du monde, entre 3200 et 4000 mètre. Difficile à imaginer sans avoir vu ça… 800 mètres de dénivelé dans la même ville. Ici, la pauvreté d’affiche et s’accroche dans les hauteurs. On a beau y habiter, s’y on est tout en haut, on va rarement dans le centre. C’est vraiment difficile d’y descendre…. Et nous ??? Comment est-on arrivé… ??? On arrive à La Paz, par les hauteurs, donc pour commencer, on a une vue d’ensemble tout à fait hallucinante. On y voit le centre, certains très grand bâtiments moderne en bas, et ses milliers de maisons en briques oranges tout autours, et qui montent sur les montagnes, pour y finir dans des hauteurs extrêmes et divisée en grappes de maisons accrochées aux montagnes et parfois, presque aux falaises, c’est saisissant et surprenant…. On a l’impression d’avoir une toile de Dali sous les yeux, on ne sait plus si tout ça est naturel ou si c’est notre imagination qui nous joue des tours avec un trompe l’œil…. Reste plus que à traverser tout ça….

Nous y arrivons en 1 heure et trouvons l’hôtel…ouf…. Pas question de prendre le camping -car pour aller en ville et ici les taxi sont vraiment bon marché. Nous allons jouer aux touristes et se promener, c’est une ville qui a beaucoup de surprises, même si nous avons préféré Sucre, ici c’est une ville pour faire des achats…. On se lâche un peu, depuis le début de notre voyage on n’a pas acheté beaucoup de choses….
Nous allons aussi au restaurant de l’hôtel, d’où la raison de notre passage ici : fondue au fromage et divers plat typiquement suisse…on adore la fondue, l’estomac de Laure beaucoup moins….
Le 29 ???? Anniversaire de Norah… quel cadeau ???? vous l’aurez devinez, la Varicelle c’est déclarée le jour de son anniversaire, pauvre petite coccinelle….. Elle ne voudra même pas goûter à son gâteau commandé  (en fait elle n’a rien loupé, plus de la moitié finira à la poubelle…beurk…..) Donc encore quelques jours de repos forcé.
Le 1er avril, journée découpage de poisson et petite tapes dans le dos. Tout le monde joue le jeu, il y a pas mal de monde ici sur le parking de l’hôtel :
- Stéphane et Denise, Bernard, Frédérique, Karine et leur fille Laura (que nous avions rencontré à Coyhaique au Chili….Lucie est super contente qu’ils nous aie rejoint ici), Robin un autre suisse allemand qui voyage seul,  et de nouveaux amis Français, Terence et Mathilde….
Nous passons un bon 1er avril (comme nous dit Lucie, le 1er août du mois d’avril, qu’est-ce qu’on s’amuse….)
Le 2 avril, nous quittons La Paz pour le Pérou, Le pays des Incas. Nous quittons La Paz, mais aussi Bernard, nos chemins se séparent, on a beaucoup apprécié de voyager avec notre lui, et Norah s’est fait un bon copain, salut l’ami, à bientôt pour d’autres aventures !!!

Et voilà, notre aventure bolivienne se termine ici, La Bolivie s’est fini, vive le Pérou…..

 

 

 

 

 

 

 

 

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