Bolivie 2 et Brésil

19 avril au 1er mai, Canyon de Colca, retour Bolivie jusqu’à Santa Cruz
Le 19 avril, nous quittons Arequipa et ses belles ruelles pavées, encore une très belle étape. Nous nous dirigeons vers le Canyon de Colca. La route est très sympa, nous croisons beaucoup d’Alpaca et leurs bébés nous font souvent nous arrêter, soit pour les laisser traverser, soit pour regarder leur si belle frimousse toute blanche. Nous arrivons à Chivay en début d’après-midi, l’entrée du Canyon. Nous nous arrêtons surtout pour les thermes à 38 degrés …. Les filles apprécient énormément ce nouveau moment de détente…allez !!!!! Nous aussi, barboter dans une eau pareille avec un petit verre à la main….c’était pas mal du tout et on avait déjà fait pas mal de route. Les filles se rappelle plus facilement ce genre de « partage familiale », que celui assis sur une terrasse créé par l’homme il y a plus de 1500 ans…(ça c’est pour demain…)

Le 20…les terrasses et le Canyon, vous l’aurez compris. Soyons franc, il y a aussi beaucoup de condors dans le Canyon, mais pour les voir il faut être sur place entre 9 et 10h00….donc se lever entre 5 et 6 heure pour aller à l’autre bout du Canyon…. Honte à nous….on a pas envie de se lever si tôt pour voir des oiseaux voler…. On ne partira qu’à 09h00.

Dès Chivay, le canyon commence à se former et à se creuser. Splendide…déjà qu’on était en retard pour les Condors, on fait pas mal de stop sur la piste pour admirer ce spectacle. La vue est fantastique, plus on avance, plus le canyon est profond et surtout, plus il y a de terrasses provoquant une vision géniale… Géniale ???? En effet, l’homme peut être génial quand il devient un tel créateur, un architecte des espaces et des cieux. Il y a devant nous, à chaque arrêt, des centaines, des milliers de terrasses créées il y a plus de 1500 ans. Chaque mètre carré est exploité, en épousant si parfaitement chaque courbe des montagnes que le résultat est bien plus impressionnant que tous les condors du monde, même si ils arrivaient à voler sur le dos…(bon ça c’est juste pour nous pardonner d’être resté au lit)….

Donc après pas mal d’arrêt, nous arrivons à 5 km du mirador Cruz del condor ou un condor fait son apparition dans le ciel. Il est vrai que le regarder voler, sans aucun battement d’ail, juste en s’appuyant sur les courants venant du Canyon, est quand même impressionnant de grâce. On s’arrête au cas oÚ il n’y en a plus au mirador…. Bien pensé, nous arrivons au mirador…la vue est aussi grandiose que le ciel est vide…dommage, mais notre déception n’est pas trop grande. Après pas mal de photos, nous poursuivons la piste…puis nous faisons demi-tour. Nous repassons par le mirador et un autre condor fait son envol…. On le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse, et nous en faisons autant. Retour à Chivay, puis nous quittons la région direction Puno

Le 21 nous dormons dans la nature en direction de Puno, le 22 nous arrivons à Puno assez tôt et faisons halte dans le même hôtel que quelques semaines auparavant (si vous suivez nos aventures, à l’allez nous étions pas mal de véhicule, et là nous sommes à nouveau seul,…. Mais nous sommes bien heureux de nous retrouver un peu seul).
 

Le 23, nous décidons de repasser par La Paz pour 2 raisons. L’hôtel Oberland était un super stop…et la fondue nous donne trop envie….. Nous y restons 2 nuits (pour nous faire 2 repas du soir, 1 fondue et 1 château brillant….).

Le 25 nous continuons notre route en direction du Brésil, nous dormons à Cochabamba, le 26 à Villa Tunari ou nous faisons un petit stop pour visiter un endroit ou des animaux sont en liberté…. D’après le guide du routard l’endroit est magique, nous devons pouvoir y admirer des centaines de singes dès l’entrée du parc, des toucans et des perroquets par dizaines….. Il faut plus qu’on se fie à ce guide…. On pense que les employés du guide sont des soiffards qui récoltent leurs informations à l’apéro (celui-ci qui se seront fait offert bien entendu) en se faisant passer pour des passionnés….
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        En fait, nous avons eu un peu de chance, nous avons rencontré un employé français (qui nous confirme après notre visite, que le guide du routard préfère l’apéro offert plutôt que d’aller marcher dans la forêt pour juger par lui-même…). Il est responsable des oiseaux et de leur guérison. Ici les oiseaux sont là pour être soignés, mais les touristes ne peuvent pas les voir…. Nous nous les avons vu quelques minutes, mais les images restent bien gravées en nous : Merci Romain !!!! Il y a pas mal de perroquet Aras, des perroquets vert et il y a un toucan….splendide…. lorsqu’on peut voir un toucan de près, il semble irréelle de beauté…. (votre narrateur ne sait pas si ça se dit…. ), et on se demande comment ils gardent la tête droite, ou pire, comment ils volent avec un tel bec. Re-merci Romain !!!!
                                                                                                                                                                                 

Donc normalement nous ne pouvions voir les oiseaux. Ensuite l’entrée du parc….. Aucun singe. Les seules sont ceux qui sont dans les cages ou nous ne pouvons aller (il n’y a qu’un Romain par parc….). Nous marchons plus d’une heure, les filles sont géniales.
                                                   
Nous faisons demi-tour car le terrain devient trop dangereux….enfin un singe…. Nous essayons de le mitrailler (de photos bien entendu….), puis nous apercevons quelques autres petits singes (mais dans un endroit  oú nous n’avions pas le droit d’aller…. ). Nous quittons le parc en direction de Santa Cruz.

Le 27 nous dormons à l’entrée de Santa Cruz…dans une station d’essence….une nuit très bruyante.

Nous ne restons pas à Santa Cruz car nous voulons continuer un peu en direction de Samaipata, nous retournerons à Santa Cruz à notre retour.

Sur la route, nous sommes heureux de croiser Mathilde et Terence que nous avions rencontrés  à La Paz (première étape fondue). Mais ils vont à Santa Cruz et ils ont une place pour le bivouac  et ils nous attendrons là-bas.

Nous dormons le 28 à Samaipata dans un très joli camping. Le 29 nous allons dans des ruines pré-incas…très jolis mais bon, le problème c’est qu’on a déjà vu le machu picchu, après c’est difficile de faire mieux, mais on se fait une jolie balade….
                                                  El Fuerte de Samaipata

Puis retour à Santa Cruz et re-rencontre de nos amis .

Nous sommes le 1er mai et nous nous préparons pour notre prochain départ et prochaine aventure : la route des missions et avant toute pour le Pantanal au Brésil….. Toucans ?, Jaguars ?, Alligators ? Fourmiliers ????? on espère pouvoir voir une faune aussi variée que ce que nous promet…le guide du routard (mince…. On espère que c’est pas le même soiffard qui fait la Bolivie et le Brésil… !!!)

 

Du 1er mai au 15 mai, route des missions, Pantanal

Nous sommes bien content de passer un peu plus de temps avec Mathilde et Terence. Nous restons donc à Santa Cruz quelques jours, histoire de se reposer er refaire le monde dès la fin des après-midi jusqu’à ce que la fatigue nous gagne. Nous planifions la suite et décidons de faire un peu de route ensemble en direction du Brésil par la route des missions jésuites, une boucle qui va allonger notre parcours en direction du Brésil, mais ça en vaut vraiment la peine.

Malheureusement, nous avions prévu de faire cette route aussi avec nos amis belges, Nicolas, Catherine et leurs 3 enfants, mais nous n’avons pas de nouvelle…snif…. Lucie est très triste car on pensait vraiment les revoir.

Nous quittons Santa Cruz le 3 mai et partons en direction de la route des missions. La première halte  se fait à San Javier…. Ou plutôt aurait dû être à San Javier.

Nous roulons quelques heures en passant par Montero, une route que nous connaissons car nous l’avions déjà empreintée lors de notre arrivée depuis Cochabamba. Mais depuis Montero, une piste….OK on aime la piste. Nous roulons quelques heures de plus jusqu’à ce qu’un rio nous fasse posé pied à terre pour aller l’observer de plus près. En fait, il n’y a pas de pont, il faut prendre un « bac » pour traverser….mais le problème, pour atteindre le bac, il y a 400 mètre de boue bien grasse et bien collante. Nous on se sent capable de le faire, mais Terence préfère ne pas tenter le diable et pense que son véhicule ne passera pas (l’aventure à suivre dans le Pantanal lui prouvera le contraire….), il préfère renoncer et bien entendu nous décidons de rebrousser chemin avec nos amis. Donc retour direction Santa Cruz et nous tenterons un autre chemin demain.

Un mal pour un bien : sur le chemin du retour, nous recevons un message de Catherine et Nicolas, ils arrivent à Santa Cruz à l’instant…. Trop de chance, Lucie est aux anges et nous aussi. On espère qu’ils seront ok pour rouler avec nous. Plus il y a de fous…. Dès notre arrivée nous nous rencontrons à Santa Cruz, sur la place et nous allons manger tous ensemble.

Si vous vous rappelez de nos écris passés, Nicolas et Catherine voyagent autour du monde avec leurs 3 enfants en camion poids lourd….avec un gros projet : ils ont avec eu un cinéma et projettent des séances pour les enfants dans les endroits les plus insolites, les plus reculés aux mondes….un projet plein de bonheur QUE pour les enfants. Fantastique. Nous demandons de pouvoir y participer de faire une projection avec eux sur la route des missions. Bien entendu ils sont heureux de nous dire oui…coooooolllll, on a hâte de faire ça et de pouvoir y participer, même qu’un tout petit peu.

Le 4 mai, nous repartons donc de Santa Cruz…cette fois par la bonne route. Nous sommes les 3 véhicules, un Suisse, un belge et un français….. il y a pas mal de blagues qui commencent comme ça non ????. La piste est fantastique et la nature merveilleuse dans cette endroit, et il n’y a que très peu de touristes (2 français, 4 suisses et 4 belges….). Nous nous arrêtons à San Javier, ou il y a la première mission. Bien différente des églises, beaucoup plus sobre, on aime beaucoup la place et tout le cadre. Cet endroit est très paisible et tellement reposant…. Nicolas propose de lancer un nouveau business : louer des vélos…. On décide d’en acheter 2 pour commencer et de s’établir ici.
       Sur la route des missions. 1er arrêt: San Javier

Nous passons une soirée très sympathique sur la place, à faire un apéro prolonger….on en oublie même de manger.

Le 5 nous poursuivons cette route magnifique (nous avons donc laissé tomber notre projet de vélos, bien que nous aurions pu doubler la quantité de nos monture dès la première année…..), cette route est toujours aussi belle. Le plus beau, dès 4 heure de l’après-midi, les couleurs deviennent somptueuses, les herbes hautes sont presque dorées et le ciel à une grande multitude de bleus. On adore…. Mais on s’approche du Pantanal : faites gaffe aux moustiques dès que le soleil se couche.

Nous nous arrêtons  à Conception, pour la seconde mission qui ressemble énormément à la première. On voit bien que les architectes étaient les mêmes, les places sont aussi identiques…. Nous avons un peu de temps et Nicolas et Catherine décident de faire un cinéma ici, sur la place.
                                    2ème Mission: Conception                   

Catherine ira en parler à la commune qui bien entendu donnera son accord….. Mais les horaires doivent être respectés : après l’école qui termine à 18h15…et la séance doit s’arrêter lorsque la messe commence…. Bien entendu ici la religion avant tout….

Bref, le montage est vite fait, environ 30 minutes pour installer l’écran et la sono, et le projecteur est dans le camion…génial.

La séance commence et les enfants arrivent après l’école. Trop drôle de voir les enfants accourir pour un évènement tellement rarissime. Les enfants sont ravis…malheureusement l’église commence sa messe 5 minutes avant la fin de la projection et nous devons arrêter le dessin animé…. Mais les enfants ont quand même apprécié et nous aussi…quel idée simple et géniale.
Les enfants sont au rendez vous.

Le 6 nous continuons la route des missions et nous nous arrêtons cette fois à San Ignacio de Vielasco pour une mission très ressemblante aux autres et le même calme qui y règne, et le même apéro sur la place…. À cette fois nous allons manger au resto pour ne pas oublier de manger…. Ces soirées sont géniales et les 5 enfants sont heureux de jouer ensemble (pour l’immense joie des parents….)

Depuis quelques jours, nous nous approchons du Pantanal et les températures sont très élevées, plus de 30 et l’humidité nous colle les t-shirt…..on rêve de douche et de piscine. Le 7 nous faisons pas mal de piste, mais toujours avec tant de plaisir. Cette piste a été fantastique est même grisante. Une terre un peu grasse et pas trop de trou….. on se prend pour des Sébastien Loeb… génial. Bon les derniers km avant l’arrivée à San José de Chiquitos sont plus difficiles en plus ici il fait de plus en plus chaud. Nous arrivons à notre stop en début de soirée, ici il fait nuit à 18h00. Il est 19h30, nous entrons dans le parking de l’hôtel….il y a une superbe petite piscine. La première piscine vraiment propre depuis la piscine de nos Amis à Mendoza, Raymond et sa famille. Ni une ni deux…. On se retrouve tous à poils…à non…. En maillot quand même, et on fait trempette avant d’aller manger au resto de l’hôtel, tenu par Jérôme, un français qui s’est installé ici après un tour du monde en vespa (et oui, c’est possible).
Pause détente pendant 3 jours à l'hôtel de Jêrome. A San Jose De Chiquittos

Nous restons ici 3 jours à décompresser (en effet….. même lors d’un voyage aussi extraordinaire, nous avons besoin de décompresser et surtout de se reposer…) et refaire une séance cinéma à nouveau sur la place. Jérôme connaissant le maire, il a suffi d’un coup de téléphone.

Notre halte à Chiquitos aura terminé cette route des missions. Une bien belle route, maintenant direction le Brésil. La route depuis Chiquitos jusqu’au Brésil est bien la meilleure route de Bolivie… on voit que la Bolivie souhaite faire venir du monde du Brésil.

Nous roulons donc le 10 à toute allure et nous nous arrêtons juste avant la frontière, histoire de dépenser nos dernier Bolivianos et de dire un au revoir à ce pays fantastique, cette Bolivie aux milles couleurs. C’est certain on y reviendra, Le Sud Lipez nous manque déjà tellement.

Le 11…une nouvelle expérience : Le Brésil. Nous nous arrêtons le matin à Corumba…ici tout est différent. La Bolivie n’est pourtant qu’à quelques km, mais on a l’impression  d’avoir fait un saut dans le temps….. Grande ville, ville de consommation. Tout est extrêmement cher en comparaison avec la Bolivie. Il faut se faire une raison : le budget va exploser.

Nous voici au Brésil, à quoi le reconnait-on? ...des combis PARTOUT!

Nous nous renseignons sur la route qui va dans le Pantanal…. Il semble qu’elle ne soit pas praticable….on veut quand même essayer, en plus on a un atout de choc : Nicolas à un camion surpuissant pour nous sortir de situations fâcheuses. Nous tentons de rentre par cette route qui va au milieu de la nature sauvage et presque en pleine jungle… ou carrément  dans la jungle….

Nous roulons quelques km, la végétation devient très dense, c’est carrément géniale. Il n’y a pas encore d’eau sur la route. A savoir, ici la route devient un énorme marécage en période des pluies, et lorsque les eaux se retirent, elle fait place à un spectacle fantastique : La Vrai Nature sauvage avec des animaux par milliers. Nous roulons et on commence par voir l’animal le plus rare du Pantanal : Un Fourmilier…. Mais ça sera sur parole, nous n’avons pas eu le temps de le rendre en photo…il est passé juste devant le véhicule de Nicolas (depuis…on se parle plus…). Extraordinaire….puis…l’eau. le premier passage n’est pas trop important. La route est recouverte sur une dizaine de mètres. Environ 30 cm d’eau….ça passe même pour Térence et Mathilde. On continue….second passage plus important…ça passe, puis le troisième…. Puis un autre…. Puis un qui semble impossible. On est trop tenté et on essaye. L’eau recouvre la piste sur plusieurs centaines de mètres…et jusqu’à 60 cm d’eau et très glissant…. On passe, même Terence…incroyable, géniale, on a tous trop aimé…. On continue pour arriver à un pont en bois. Et là….. Déception….de l’eau à perte de vue après le pont. Nous croisons des Brésiliens, en bateau, qui nous disent de ne pas aller plus loin. Trop triste…. On est très (trop) tenté d’essayer, mais ici personne pour nous aider si il y a des problèmes et le camion de Nicolas n’est pas insubmersible et il n’est pas certain de pouvoir passer… on renonce tous, juste après avoir pu voir notre premier croco depuis le pont.

                          Même le Capitaine affrontera ces eaux! Trop fort!

Nous faisons demi-tour et allons poser nos véhicules dans une fazenda. Les gens qui y travaillent nous ont permis d’y passer la nuit.

La soirée est sympa sauf les moustiques nous gênent… un peu ???? En fait passer la nuit dehors n’est pas une très bonne idée au milieu du Pantanal…mais il y fait tellement chaud.

Le record piqûres de moustique ? On a longtemps cru que c’était Mathilde qui avait gagné avec environ 80 piqures…. Jusqu’à ce que votre narrateur enlève son t-shirt le lendemain après-midi en raison de grosses envies de grattage : Laure s’arrêtera de compter à 200…. Nous estimons le nombre entre 250 à 300….. Pas mal non ?????

Le 12, un petit pincement au cœur…. Nos amis Belges nous quittent car ils doivent être à Rio dans 3 jours et il reste plus de 1500 km. Nous sommes tristes de perdre le camion de Nicolas….. Non, bien entendu Nicolas, Catherine, Anatole, Léonore et Gabin vont beaucoup nous manquer, encore des amis qu’on se réjouit de revoir.

Une bonne équipe, suissofrancobelge.

Nous poursuivons donc notre route avec Mathilde et Terence et nous arrêtons à Miranda, de là nous allons dans une ferme à Crocodile. Superbe propriété ou nous faisons un petit arrêt très sympathique : visite de la ferme, de l’élevage des crocos avec les bébés croco, visite des marais avec les crocodiles bien plus grand et en en fin d’après-midi, balade à cheval….

        Et oui les crocos sont là!

Nous arrivons le 13 mai à Bonito avec nos amis Térence et Mathilde et commençons à rechercher un camping…. Pas trop difficile à trouver, Bonito étant un lieu très touristique pour la plongée en rivière, dans une eau plus claire que votre baignoire.

Nous trouvons donc facilement chaussure à notre pied et posons nos maisons roulantes dans un camping… et au milieu coule une rivière…. Mais il est tard et la température a bien chuté de quelques degrés. Nous sommes bien loin du Pantanal… et pourtant seulement quelques heures de route nous en sépare.

Votre narrateur doit avouer que ces températures bien douces soulagent et font office d’antihistaminique … les boutons grattent toujours.

Après une petite soirée bien sympa ou nous apprenons à allumer un feu de charbon sans allume feu, nous nous demandons si nous irons nous baigner demain.

Comment faire des braises sans allume feu, mode d’emploi :

Mettez votre charbon en pyramide

Faites y une cheminée jusqu’à la base avec une feuille de papier ménage (saupalin)

Mettre un peu d’huile végétale dans la cheminée (juste un peu)

Allumez…..  (La cheminée fera appel d’air et la base va se transformer en braises en quelques minutes)

….. nous n’avons pas encore de compte pour les versements des royal teas, mais nous contrôlons les allumages à distance….

Le 14, vous vous en doutez, nous allons nous baigner. En fait, mais les courants rendent la baignade impossible pour les filles et Laure renoncera également pour les mêmes raisons et pour rester avec les filles.

Votre narrateur ira donc dans l’immense baignoire, seul, avec Terence notre compagnon d’aventure. Nager est très sympa, les poissons nombreux  et il est vrai que nager dans l’eau d’Evian est assez impressionnant.

Le 15, nous décidons de passer la nuit en ville, car nous planifions de partir assez tôt le lendemain matin, car nous avons pas mal de route à faire pour rejoindre, au plus vite, la côte et Florianopolis. Nous  pensons que notre aventure de Bonito s’arrêtera ici…. Nous choisissons un emplacement pour mettre notre camping-car, mais voilà, en faisant marche arrière, votre narrateur n’a pas vu qu’une toiture était plus basse que la cellule du véhicule : paffff !!! un petit paffff… Rien de grave. Sur l a place centrale de Bonito, il y a quelques maisonnettes utilisées pour faire des stands, comme pour des marchés de Noël de Montreux….. Et nous avons cassé quelques tuiles.

Bref, nous avions donc 2 solutions…. 1. Prendre la poudre d’escampette…. Pas vu, pas nous…. 2. Attendre la police qui n’est pas très loin (le côté suisse prenant trop rapidement le dessus, nous attendons).

Nous attendons un bon moment, mais comme plusieurs personnes sont venues constater les dégâts,  souvent bien plus admiratif par notre véhicule de voyageur que par les quelques tuiles sur le sol, nous attendons jusqu’à ce qu’une voiture de police arrive.

Nous les suivons jusqu’à leur poste (un peu glauque), et votre narrateur ira à l’intérieur seul. Si l’espagnole commençait gentiment à rentrer….le portugais brésilien, c’est une autre histoire. Nous tentons donc de communiquer avec des gestes, l’espagnol, l’anglais et surtout Google. Les premières questions sont assez surprenantes.

-          Quel est ta religion ???

-           ??? eueueueu protestant ????

-          Comment trouves tu les filles de notre pays ????

-          Eueueue je suis marié et je voyage avec ma femme et mes filles

-          …. !!! (regard interrogateur, sourire entre eux, oui ils sont 3…. Et se disent certainement que ma réponse n’a aucun rapport avec la question…)

Bref, après quelques questions aussi pertinentes qu’intéressantes nous passons au sujet de la visite de votre narrateur dans leur charmant poste de police.     

-          Tu sais que tu as détruit un monument historique ???

-          J’ai endommagé quelques tuiles d’une maisonnette sur la place, utilisée certainement pour vendre des caipirinha  le week-end (insistant sur la boisson, qui est le seul caractère historique de l’histoire)

-          Nous on dit que c’est un bâtiment historique….

-          Bref, vous voulez de l’argent ….. !!!!

Les nouveaux amis très proches de votre narrateur lui font comprendre qu’il suffit de quelques billets pour la rénovation complète du bâtiment historique (ravalement compris), et que le jugement n’aura pas lieu…. Le jugement ??? En effet, sans ces fonds de rénovation versés, nous aurons l’obligation de nous présenter le lendemain matin au juge qui décidera de notre sentence qui sera bien plus lourde .

Au début de notre voyage, nous aurions certainement glissé un petit billet dans la tirelire communale, mais après un peu d’expérience, votre narrateur décide de demander l’heure et le lieu du rendez-vous pour demain : Nos nouveaux amis ne sont plus, mais alors plus du tout souriants. Bref nous repartons après 1 heure de discussion approfondie sur le thème « les sanctions appliquées aux touristes détruisant des presque sites, presque inscrits à l’UNESCO »…. Et nous décidons de nous quitter en amis, la larme à l’œil pour tant de conseils avertis.

Le lendemain, après une nuit agitée, notre dernière nuit de liberté, nous allons à l’adresse donnée par les policiers…. Pour tomber sur une maison en construction….

Après un soulagement, nous reprenons la route en direction du sud. Le 18, nous sommes à Curitiba et souhaitons aller à l’alliance française et au consulat. Nous recherchons en effet, un pédiatre pour les filles car elles ont toujours une diarrhée qui semble s’empirer.

Après une réception digne des guichets de la Sncf, nous repartons bredouille car au consulat, Mme la consule n’est pas là et seule elle a des enfants…. Oui personne d’autre au consulat (surtout pas l’assistante de Mme la consule qui n’a jamais décollé les yeux de son ordinateur, sauf pour nous dire au revoir ne peut nous aider.

Nous quittons donc notre route et allons passer la nuit 30 km plus au sud dans une petite ville plus tranquille. Le lendemain matin, nous recevons un message de Mme la consule (oui, nous avions laissé notre e-mail en expliquant le problème), s’excusant du sort réservé à nos filles à notre arrivée et nous donnant le nom d’une personne à l’hôpital de Curitiba. Nous y retournerons donc, serons très bien reçu et nos filles se sentirons vite bien mieux.

Le 20, retour sur la route, nous nous arrêtons à Sao Francisco do Sul et y admirons quelques belles tortues de mers dans le musée de la tortue marine

                          

                                                                                               

                                                                              

Le 21, dernière étape, nous voilà à Florianopolis. Nous sommes très motivés à passer quelques jours dans ce lieu très touristique…. Qui fut certainement très beau et très nature avant bétonnage. Nous avions envie de passer quelques jours tranquilles et faire un peu de plage.

La plage ??? En fait, il fait moche, et on commence déjà à déprimer avec l’idée de finir notre superbe aventure ici….

Nous passons une soirée dans un restaurant….pas bon et super cher…. Proche de la dépression, nous nous disons que le tour de la presque île nous fera du bien le lendemain : en fait pas du tout. La vie est bien trop courte…les rêves bien présents et ne demandent qu’à être accomplis. Nos rêvent : Les Galapagos en faisaient partie à la planification de notre aventure….et seulement à quelques 5000 km….

Sommes-nous les vagabundos ??? Oui ou non…. Encore prêts pour une dernière aventure ?? Finir en beauté ??? Oui , oui, et re oui…

Nous décidons donc de redescendre à Buenos aires, le plus rapidement possible, trouver un bateau pour envoyer notre véhicule plus vite…. Et aller au bout, tout au bout de notre aventure et de notre rêve.

En 3 jours nous « traçons » le plus rapidement possible, le sud du Brésil, et l’Uruguay la tranquille, revoyons nos amis les lions de mer à Punta del Este, et prenons le bateau à la belle Colonia del Sacremento…. Ça nous rappelle le début du voyage. Nous avons bien conscience d’être proche de la fin de ce périple mais nous projetons déjà sur la suite.

Du 26 au 28, nous organisons le retour du véhicule, allons le laisser au port de Buenos Aires, cherchons des billets pour Quito…des croisières pour les Galapagos…. La dépression loin derrière nous et le « palpitant au taquet »….

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