Patagonie ouest

Du 4 au 8 décembre, Torres del Paine

 
En quittant Ushuaia, comme pour y venir, il y a LE passage obligé car qu’une seule route : Le Chili, le territoire patagonien  ayant été divisé entre les 2 pays ( on comprend pas vraiment comment les gouvernements s’y sont pris…mais bon).  Nous devons donc refaire la douane, sortie et entrée (vive l’Europe) , et faire la longue piste an Chili. Une piste de 120 km. Le Chili doit en effet se dire « pourquoi investir pour faire une belle route qui ne sert qu’aux voyageurs en transit vers Ushuaia ». On vous laisse donc imaginer l’état de la piste. Si on est super excité lors de l’aller….le retour est quand même plus long.

Sauf que cette fois, nous allons rester sur le territoire  Chilien pour aller à un autre passage obligé : Torres  del  Paine.

Nous roulons donc 2 jours pour y aller. Nous avons déjà vu beaucoup de photos et savons que nous n’allons pas être déçus, sauf si le temps ne nous gâche pas tout.

Nous arrivons au parc Torres del  Paine le 6. Il y a pas mal de piste, mais en bon état. Nous devons faire env. 80 km pour franchir l’entrée du parc, le vent se lève…. Elle se transforme en tempête (très fréquent ici et en Patagonie). Conduite un véhicule de plus de 3 mètres n’est pas toujours évident en Patagonie…. Et croiser des bus ou des camions l’est encore moins par si grand vent.

L’avantage aujourd’hui : le beau temps, si le vent est de la partie, les nuages ne sont pas en dessus de nos têtes. Ici  c’est pas tous les jours qu’il y a le soleil. Un panneau nous annonce un point panoramique à 1000 m, le premier. Nous y arrivons….et sommes obligés de lâcher un « waoooouuuuhhhhhh »…. Ou « LA VACHE !!!!!! », De toutes beautés. Si nous avions déjà vu au loin les montagnes, et les fameuses aiguilles que l’on voit sur les photos….ici les montagnes avec les aiguilles et un lac bleu foncé, un bleu saphir, avec des vagues en raison du fort vent…. FANTASTIQUE !!!!  Aucun appareil photo ne pourra reproduire de tel couleurs. Mais nous avons du mal à quitter ce lieu panoramique et retirer les yeux de ce lac bijoux…. On en oublie le vent qui fait trembler notre camping-car…. Bref, encore 1 heure de route jusqu’à l’entrée…
                                                          
 
Une route tout à fait extraordinaire, entre montagnes, les aiguilles, des tours, des collines aux milles couleurs, des guanacos (cousins des Lamas), des moutons, des chevaux, des rivières, ce fameux lac…. Epoustouflant.
Nous entrons dans le parc et pensons aller au camping a encore 1heure de route (on en mettra plus du double….voir le triple tellement le, les paysages sont féeriques. Après le premier lac bleu saphir, le second d’un bleu turquoise opaque, un bleu laiteux ou on aimerait aller nager tellement il semble artificiel. On vous laisse deviner le nombre de « wouaouhhh », « La vache », « Stop photo »…. On a pas vu de choses aussi extraordinaires depuis Iguazu (du côté nature bien entendu).
                                       

Nous n’aurons pas la prétention de vous faire croire que nous connaissions Torres Del Paine depuis des lustres…. Avant de préparer notre voyage, jamais entendu parlé, et vous ??? Faites un saut sur internet et cherchez des photos, vous y irez certainement un jour !!! Nous on y retournera faire des marches….

Nous nous arrêtons au camping après de nombreux stops (le camping le plus cher depuis le début de notre aventure). Le lendemain, le soleil et vraiment bien caché malheureusement. Nous ne voyons plus les tours et encore moins les aiguilles. Mais nous avons eu beaucoup de chance hier, donc nous sommes déjà bien contents. Nous faisons un peu de route pour aller faire une petite marche et voir des icebergs sur le Lago Grey. Le Glacier Grey terminant sa route dans le lac du même nom, le spectacle doit être extra. Malheureusement le tour en bateau est trop cher pour nous et y aller à pied, il faut entre 7 et 10 heures… on se réserve ça pour le Perito Moreno dans 2 semaines…

Nous faisons donc une petite marche pour voir quelques iceberg, mais le vent est terrible de chez terrible. Si nous accrochions une ficelle à Norah, nous pourrions en faire un cerf-volant. Nous tenons donc nos filles dans nos bras, Norah pour ne pas qu’elle s’envole et Lucie parce qu’elle a peur. Plus nous avançons, plus le vent est fort, nous ferons donc demi-tour à mi-parcours, retour au camping tard, nous allons chercher un endroit plus calme pour la nuit après une journée bien riche et émotions. Le troisième jour, nous pensions retraverser le parc une dernière fois, mais à notre réveil, le temps est trop mauvais, donc nous prenons une autre sortie du parc. Nous allons maintenant repasser en argentine…direction un autre mythe : Le Perito Moreno (celui-ci on le connaissait déjà de nom…mais ceux qui ne connaissent pas, chercher aussi sur internet, on va essayer de vous faire des belles photos dans 2 semaines)

Du 8 au 10 décembre, El Calafate

Pour aller au glacier Perito Moreno, nous devons passer par El Calafate, une ville qui s’est énormément développée grâce au glacier. Nous faisons donc la route depuis Torres del Paine jusqu’à El Calafate. 30 minutes avant d’arriver nous recevons un message de nos amis Fabienne et Olivier que nous avions quittés à Ushuaia….. ils arrivent à El Calafate…. On le dit à Lucie…elle est aux anges. Trop drôle d’arriver pratiquement en même temps. On se retrouve dans un camping, un camping super pour les filles, il y a des jeux, nous passons 2 jours ici super sympas, les filles ont ADORE, elles n’ont pas arrêté de jouer avec Benoit et Avril. Nous nous sommes reposé et bricolé nos camping car (le quotidien des voyageurs…. La piste dérègle tout, dévisse tout…donc toujours des trucs à refaire).

-          Pour Oliver, réparer son pare-choc arraché sur la piste

-          Pour Hugo (un allemand, qui a un tank…tellement sont camion est imposant… on en reparlera dans une parenthèse à l’occasion), son chauffage ne marche plus

-          Pour nous, replacer notre cellule, la piste l’ayant un peu déplacée… et surtout… nous avons oublié notre échelle un matin en faisant une marche arrière, résultat : nous n’avons plus d’échelle et la cellule s’était déplacée de nombreux centimètres.

La force du voyageur : être très solidaire, si vous avez besoin d’un coup de main, il y a toujours quelqu’un, si il vous manque quelque chose, il y a souvent quelqu’un qui a ce qu’il vous manque. Nous n’avions pas de tire-fort : non seulement un camping-car allemand en avait un, mais en plus il nous l’a offert…. Trop fort.

Si vous êtes en panne, il suffit de demander…dans l’autre sens, si on vous le demande, il faut jouer le jeu et s’arrêter. A Torres del Paine, nous avions vu une voiture sur le bas côté… nous nous sommes arrêtés, la voiture d’avant aussi, celle d’après aussi. Il n’y avait plus personne dedans, nous sommes donc repartis, les voitures suivantes se sont aussi arrêtées pour proposer de l’aide…c’est comme ça ici. En Suisse, si on est en panne et sur le bas-côté…. Qui s’arrête ?? On se demande juste « J’espère que j’ai payé ma facture du TCS !!! »

Voilà pour les 2 jours El Calafate… on a aimé…. Dans 30 minutes on part au glacier avec Olivier et Fabienne…. On vous en reparle….
 

Du 10 au 13 décembre,  Perito Moreno et Lago Roca

Voilà, on vient de partir, pour ce gros morceau, l’un des plus beau  d’Amérique du Sud, ce glacier fantastique qu’est le Perito Moreno. A savoir, sa taille est déjà imposante, mais le glacier est des seul au monde à ne pas reculer…même….il avance….. On l’a lu… maintenant on veut le voir, et être les premiers de la journée. Nous avons attendu au camping pour être certain que la météo soit bonne (comment être certain ici….disons on met les chances de notre côté). Donc nous partons en fin d’après-midi afin de dormir devant l’entrée….. Il y a les fans de Christophe Maé qui dorment devant l’entrée du stade et il y a les fans du Perito Moreno…on veut personne sur nos photos.

Nous demandons quand même la permission au garde qui nous demande de ne pas passer pendant  la nuit….car ici en Argentine tout se paie, surtout les parcs…. Et ici les augmentations sont fulgurantes, tellement fulgurantes que vous payez plus cher que ce qui est noté sur les billets…sans rire, ils utilisent les stocks des billets déjà imprimés, mais tamponnent avec le nouveau prix…. 50 % plus cher :

-          En 2004, l’entrée était 20 Pesos….puis des augmentations régulières, et maintenant le prix est du 75 Pesos….avec un billet ou il est noté Pesos 50….. (bien noté 75 Pesos sur les panneaux)

Nous passons notre nuit, on est super excité…. Tellement excité de voir Christophe maé…Euh non !! Le Perito Moreno, que votre narrateur se lève à 5 heure du matin pour voir le temps… PARFAIT, grand soleil (et oui, à 5 heure le soleil est déjà levé mais nous devons attendre 7 heure pour passer).

Votre narrateur se sent  comme un écolier juste avant sa course scolaire…. Nous avions un numéro de téléphone pur savoir si notre course était annulée ou non…. On faisait le no, on entendait le message en boucle…. »Monriond ,la course de la classe C776…. a lieu, la course de la classe V6767 à lieu, la course de la classe V8989…. Est reportée…). On se levait discrètement avant les parents, on faisait le no et on attendait…OUF !!!)

Ici, la même chose…sauf qu’on a qu’une chance et ici il pleut très souvent….aujourd’hui les dieux du soleil sont avec nous.

A 7 heures 00 nous passons l’entrée du parc, nous devons rouler environ 45 minutes pour être devant le glacier, nous guettons chaque virage…. On voit le lac (c’est déjà ça), on surveille les nuages, le soleil était là il y a 35 secondes…il est encore là….on arrive au virage des soupirs,  le premier virage ou l’on voit le glacier (virages des soupirs, car en le passant on lâche tous un whouuuu !!!! il est là !!! sans blagues !!! ça fait des milliers d’années qu’il est là, bien avant Christophe Maé, et pour sûr, il sera encore là bien après…).
Petite photo… on continue jusqu’à l’entrée… ça y est on y est, on est tout tout seul,  on est certain que le glacier sera pour nous seul pendant 1 bonne heure, les cars des touristes quittent El Calafate vers 07h00 au plus tard, ils doivent rouler environ 2h pour être ici.  Le tant de descendre du camping -car, on entend déjà des CRACKs !!! Des coups de Tonnerre…. On se regarde…  on a envie de se dépécher . Le Perito Moreno est là depuis des milliers d’années et pourtant on a peur de rater quelque chose.
Ce qui est aussi fantastique avec le Perito Moreno, c’est son incroyable facilité d’accès. Depuis le parking… on le voit déjà… on s’avance sur des passerelles, on fait 50 mètres…et on est sur le c…

Le glacier (pour finir par la fin, car c’est ce qu’on voit en premier), termine sa course dans un lac. Sa largeur est d’environ 5 km, sa hauteur ….aucune idée… 50 mètre !??? Peut être plus. Il est évident qu’on perd toute notion de hauteur et surtout de profondeur tellement il est énorme.

Et là, on le regarde…et on écoute… on vous assure : IL VIT… CE monstre de beauté et de puissance est vivant, et on entend son cœur battre, par des craquements continuelles…des morceaux de glaces se détachent et tombent dans le lac en un fracas comme un skieur qui fait un mauvais saut et tombe ses lattes à plat sur la neige (sauf que c’est plus beau qu’un skieur qui loupe son saut), il change de visage, de couleur à chaque instant et nous sommes là à contempler silencieusement, et à l’écouter….on est tout seul…et c’est vachement mieux que Christophe Maé ( Excuse-moi Nono.. !!!)

Toutes ces passerelles, superbement  bien aménagées, nous offrent la chance de le contempler sous de nombreux angles (4 km de passerelles), nous restons SEUL avant l’arrivée des premiers touristes, près de 1h30… géniale  (t’imagine Nono, Christophe Maé pour toi pendant 1h30… voilà c’est ce qu’on a ressenti…). Il est différent à chaque regard, chaque pic se transforme en une nouvelle sculpture, on en regarde une, on regarde une autre, et celle d’avant a déjà disparu, un morceau s’est détaché… mince on arrive toujours trop tard pour la photo. Olivier a réussi à attraper un morceau dans sa chute avec son appareil photo (le même que le notre)…il nous propose la photo…. C’est pas la même chose donc on refuse et on essaie encore….

On reste là un bon moment.

Les enfants aussi ont été adorables, surtout à 4, ils s’amusent et nous laissent tranquille. C’est évident, pour eux, c’est beau, mais voilà, après 10 minutes ce n’est qu’un glaçon géant.

Après près de 2 heures, nous remontons au camping-car, Norah a froid. Votre narrateur ne peut s’empêcher de redescendre et de faire d’autres passerelles, à la recherche d’autres visages de ce glacier, d’autres couleurs, d’autres fracas. On peut y rester des heures….. et le soleil est bien là ce matin….on remonte, on refait encore ces passerelles….encore et encore….

Après le diner (déjeuner pour les français), un petit repos pour les filles… Après le soleil nous a quitté…mais nous avons eu une chance énorme. Nous refaisons  quand même les passerelles mais il commence à faire froid et bientôt nous pensons à partir (avec regret). Voilà encore un souvenir inoubliable, un des meilleurs….

Nous quittons ce lieu magique pour aller dans un  camping au lago roca, qui fait partie du Parc des glaciers. 1 h 30 de route et de piste, toujours avec nos amis. Une très belle piste. Nous nous arrêtons et passons une bonne nuit de sommeil, on a sans doute tous rêvé du glacier….

Le lendemain, le temps est  radieux, les enfants jouent toute la journée ensemble. Chasses aux trésors, pétanque, cache-cache…tout y passe. Que les enfants ont aimé cette journée…et nous aussi !!! 4 enfants qui jouent ensemble = 4 parents qui font ce qu’ils veulent….. Cette journée se termine par une soirée crêpes…. Trop coooooooolllllll !!!!

La nuit ???? Une nuit atroce !!! Le vent s’est levé en fin de journée, pour s’intensifier à chaque heure de la nuit, des rafales qui faisait trembler nos camping-cars, et ici, pas d’emplacements à l’abri du vent. A 3 heures du matin, votre narrateur s’est levé pour mettre notre camping-car face au vent… ça allait un peu mieux, mais le vent a encore redoublé de violence vers 4 heures…. Bref une nuit très longue… des rafales jusqu’à 130 kmh… ça décoiffe…

On se réveille le 13…. L’anniversaire de Lucie…. On avait trop trop hâte, et elle encore plus, on va faire le fête avec nos amis qui sont resté pour l’occasion, trop sympa, tout ce qu’on veut : lui faire plaisir…

 

Le 13 décembre, l’anniversaire de Lucie
Voilà une date attendue, en particulier par Lucie, le 13 décembre, son anniversaire. En règle générale, un enfant nous demande de lui dire quand est son anniversaire, de faire le décompte, au Jour j – 360. Lucie n’échappant pas à cette règle, nous comptons depuis notre arrivée en Amérique du Sud, et même avant.

Il y a quelques jours, nous avions demandé à Fabienne et Olivier si ils seraient à El Calafate le 13 décembre, pour l’anniversaire à Lucie. Nous avions de gros doutes car ils devaient être à Cuzco, au Pérou pour le début février. Une des grandes qualités des voyageurs étant d’être disponibles…ils nous ont dit que oui, ils resteraient pour Lucie…super, on était heureux de l’apprendre pour Lucie qui s’entend tellement bien avec Benoit et Avril. Lucie a toujours aimé avoir son petit monde à ses côtés, nous savons que son cousin et sa cousine lui manque énormément, donc pouvoir fêter avec des amis est une grande chance. L’objectif no 1 des parents étant de faire plaisir à ses enfants…. Nous sommes déjà sur la bonne voie.

Pendant la nuit du 12 au 13, il y a un très grand vent qui nous oblige à déplacer notre véhicule à 3 h du matin. Les filles ne sont pas du tout perturbées par ce vent ni le balancement du camping-car qui doit les bercer. Mais en passant par-dessus Lucie, elle se réveille (pas complétement), et encore dans un rêve….  « Maman, c’est mon anniversaire »…. Et elle se rendort  avec le premier baiser de la journée. Que nous aimons ressentir cette joie de nos enfants, leur impatience.

Le matin nous nous réveillons (pas très frais) et nous commençons la séance de bisous et les premières chansons. Norah fait plein de bisous à sa sœur, et elle nous demande quand est son anniversaire. On lui dit dans 3 mois…elle nous répond « non c’est demain »…OK, on ne veut pas la contrarier tout de suite.

Nous retournons à El Calafate au Camping et faire des courses pour le diner. En effet nous optons pour un apéro amélioré vers les 14h. Le soir, il fera trop froid, en plus quel enfant n’aime pas les apéros ??? Lucie adore, et comme elle nous l’a déjà fait remarqué à de nombreuses reprise : aujourd’hui c’est elle qui décide  (elle avait même ajouté « de tout »).

Olivier et Fabienne, qui ont un four à gaz (oui !!! un four à gaz… lorsqu’on l’a su, notre amitié a failli explosé en éclat…jalousie quand tu nous tiens) nous ont  proposé de faire le gâteau au chocolat. Quand on vous parle des qualités des voyageurs….

Nous nous retrouvons donc au camping ou le vent est terrible. Nous sommes protégés par les arbres, mais le vent tourbillonne quand même terriblement. Bref, nous préparons du mieux que nous pouvons le petit apéro (pas si petit que ça) avec les moyens du bord et ce que nous trouvons dans les magasins. Quel enfant n’aime pas :

-          Mini Sandwichs (pâté, jambon, fromage, poulet…)

-          Chips

-          Fromage et jambon cru sur un pic

-          Olive

-          Œufs

-          Vache qui rit (pourquoi elle rit…. ??? on en avait trouvé au Chili…)

-          Batonnets de carotte, concombre et tomates cerise

-          Et LE gâteau au chocolat

Nous reste plus qu’a savoir ou on va faire ça…le vent est toujours là. Oliver et Fabienne nous invitent à le faire dans leur maison sur roulette…quand même bien plus grande que la notre…. On accepte, et on demande aux filles de ne pas faire de miettes (pourquoi est-ce que les parents demandent ça à leurs enfants ???? est-ce que ça change vraiment quelque chose…. Les enfants du blond ne font jamais de miette mais les notre…pour les fans de Gad Elmaleh ).
                                         
                                                    
 Lucie est heureuse…donc nous sommes heureux. Les enfants s’amusent nous passons un moment merveilleux et on se rappellera de ces 5 ans pour toujours, passé ici en Amérique du Sud, durant notre voyage. Les enfants mangent beaucoup et maintenant les cadeaux : Dinette, service de Maté, DVD, Puzzle. La joie de Lucie a toujours été communicative et il est toujours facile de lui faire plaisir.
Les enfants jouent avec la dinette, avant de se retrouver plus tard  dans notre camping-car pour regarder le dessin animé Wall E (merci mamie, merci Papi !!). Norah ne tient pas, elle s’endort devant la caméra Skype avec grand papa et grand maman, puis celle de Mamie et tata marie…. Nous la couchons et les enfants se retrouvent devant Wall E…. Nous sommes tous ravis de cette journée magique….vivement Noël…. Encore quelques bisous (oui, ceux que ne nous connaissent pas bien… on est la famille bisous)…et demain on commence le prochain décompte, Noël est si proche… on a hâte…

Du 14 au 20 décembre, direction Nord entre Argentine et Chili

Le 14, nous nous réveillons avec un sentiment de joie intense, hier, nous avons passé une super journée et les filles, surtout Lucie, a passé un anniversaire magique. Nous ne voulons pas précipiter les choses et décidons de rester une journée de plus ici, à El Calafate.  Nos amis eux vont nous quitter car beaucoup de route à faire. C’est décidé, on garde le contact et on essaie de se voir pour Noël à Esquel….  Mais sans rien pouvoir se promettre, c’est la liberté de chaque voyageur d’aller à son rythme.

Nous passons la journée à planifier la route pour la suite. Si dans le sud de l’Argentine et le Chili, nous avons vu des choses fantastiques…et connues (Torres del paine, Le Perito Moreno, Ushuaia), des « monstres de beautés », en remontant dans le Nord, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre…. Mais nous ne savions pas encore que nous allions vivre des moments si intense :canyon au milles couleurs, peintures préhistoriques de plus de 9000 ans, vallées de merveilles, passage difficile pour le camping-car, faire du cheval, jouer au funambule avec notre véhicule, traverser un fjiord et se croire à Jurassic Park… tout ça en 4 jours….on vous raconte :

Le 15, sera une très longue journée pour les filles, et pour nous, une journée de route sur la mythique route 40 qui traverse l’Argentine du côté Ouest à côté des Andes. Mythique de parts les paysages et endroits qu’elle traverse et de par son état : beaucoup de piste et pas toujours en bonne état, mais c’est toujours mieux que de la route goudronnée laissée à l’abandon et non entretenue. Mais cela nous donne toujours plus de satisfaction en arrivant à destination.

Nous passons donc la journée sur le route 40, la journée a été très fatigante, nous nous arrêtons à Bajacoles, une ville connue pour…. Sa station d’essence…et oui,  il faut pas manquer les stations. Sauf qu’une grève à couper les ravitaillements d’essence dans tout le pays.  Merci Nicolas pour le second réservoir de diesel de 170 litres. Nous l’avons spécialement apprécié ces jours, ou beaucoup de voyageurs étaient préoccupés par la situation, nous nous étions tranquilles car nous avions fait le plein des réservoirs le jour avant la grève (autonomie de plus 1500 km, même sur de la piste).

Le 16, nous voulons aller à La Cueva de las Manos = La grottes des mains. Très peu d’informations sur nos guides, nous avions reçu ça de l’ambassade d’Argentine. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre et savons que nous devons faire environ 1 heure de piste pour y aller depuis Bajacoles.  Ce que nous ne savions pas, c’est la présence d’un Canyon extraordinaire, Le Canyon Las Pinturas, donc le canyon des peintures. Encore une fois, nous sommes dans un endroit magique avec des milliers de couleurs, l’arrivée au site est juste magique. Sur le parking en arrivant, que 2 autres véhicules et on se fait accueillir, par Atchoum…. Un guide, qui doit avoir la chance de visiter les grottes sans se baisser. Atchoum nous demande si nous voulons faire la visite maintenant, il est 12h06, et la prochaine visite est dans 1 heure. On ne peut pas faire de visite sans guide. Nous partons tout de suite avec le matériel de base, des casques, un peu grands pour les filles.

Nous nous dépêchons car un autre guide nous attend pour commencer la visite, nous longeons des falaises, au milieu du canyon, c’est génial, on ne sait plus ou regarder. Le chemin est très petit et le vent souffle et s’engouffre dans le canyon, nous ne lâchons pas les filles car en dessous du chemin, c’est très raide, mais tout ça ne fait qu’accentuer la beauté de l’endroit. Nous arrivons vers l’autre guide, en fait les visites se font avec 1 guide et une autre personne qui ferme la marche, certainement afin d’éviter que les touristes ne repartent avec des pierres peintes de près de 10'000 ans. En arrivant, nous sommes stupéfaits, la qualité de peintures est exceptionnelle, certainement dû au fait que nous sommes loin du tourisme de masse. La plus grande partie des peintures sont des mains.

En Jaune, rouge, vert, blanc, noir ou orange. Les plus anciennes au environ 9'300 ans. Les hommes utilisaient les minéraux du coins pour faire ces peintures. En regardant autour de nous, nous retrouvons ces couleurs dans les pierres, c’est juste magnifique. Il y a aussi des peintures de Guanacos, l’animal qu’ils chassaient pour manger, s’habiller (et pour faire l’artisanat qu’ils vendaient certainement aux marchés le plus proche…), des pattes de Nandous (cousin de l’autruche), des hommes, des animaux mythiques. Sur un mur, il y a des guanacos en noir, le dessin le plus vieux, et le dessin d’un homme, le moins vieux. Plus de 6000 ans séparent ces 2 œuvres….. encore un moment inoubliable. Toutes ces peintures  sont en fait sur des falaises et non dans des grottes, les grottes n’étant utilisées que pour s’abriter. Après la visite nous reprenons le petit chemin, le vent est si fort qu’il arrache le casque de Lucie…. Non nous n’allons pas le rechercher….

Après toutes ses émotions nous reprenons la route après avoir mangé dans le camping-car. La route 40 encore…jusqu’à Perito Moreno, la ville cette fois. Le même nom que le glacier, mais la ville est très loin d’avoir le même charme.

Le 17, nous roulons le long du lac Buenos Aires, qui devient le Lac General Carrera en passant la frontière chilienne. Nous passons la douane en fin de matinée, après nous allons devoir longer le lac, ce qui nous fait redescendre un peu vers le sud…. Cette route est tout simplement époustouflante. Peut-être la plus belle depuis notre séjour, et nous nous  y attendions pas du tout. Faisons un petit jeu : fermez les yeux, et imaginez « votre » vallée des merveilles. Nous si nous jouons à ça, pour commencer, nous voyons des montagnes en toile de fond, avec des neiges éternelles, devant des collines ballonnées avec des roches aux milles couleurs, un lac bien entendu et ce lac a une couleur à faire rêver tous les navigateurs, un bleu émeraude. Des arbres qui, malgré le coin sauvage,  sont étonnement alignés sur une plaine au contrebas, des arbres fins et allongés, comme ceux qu’on voit en toscanes. Dans cette plaine, il y a des chevaux. Ces chevaux sont si beaux que ce sont les mêmes qu’on retrouve en poster dans la chambre de Célia (bonjour Célia, on pense beaucoup à toi et à tes frères), fane de cheval depuis sa plus tendre enfance. Vous voyez tout ça…. Et bien voilà ce que nous avons traversé, avec le vent sur notre visage pour nous rappeler que nous ne rêvions pas. On a adoré traverser « notre » vallée des merveilles.

Nous souhaitons nous arrêter assez tôt pour que les filles puissent  se détendre, pour commencer nous faisons un stop dans une Hacienda…. Pour friqués grave de chez grave…. On demande si on peut rester dans le parking. Non… pas grave, on continue 2 ou 3 km et on voit noté « camping ». On  y va, on s’aventure dans le chemin, la prochaine fois on va voir à pieds. Aie aie aie, une fois amorcé la descente, une machine de chantier se met juste derrière nous, impossible de faire marche arrière, devinez quoi ? La machine est là pour refaire la route. On est arrivé 20 minutes trop tôt. La descente A été difficile car des trous énormes et une pente qui oblige Laure et les filles à descendre du véhicule au cas ou… on a eu un peu peur, mais on arrive à un endroit si tranquille qu’on ne regrettera pas ce stop. Tom, un belge installé au Chili depuis des années, vient de reprendre ce camping, il n’y a personne, sauf nous, Tom, maria et Robertina, leur cheval.

Lucie demande à Tom si elle peut aller voir le cheval, et Tom lui répond « oui, bien-sûr, tu veux le monter ? »….heueueu Lucie me regarde et répond Oui.

« Donne-moi 15 minutes, que je prépare Robertina » nous répond Tom.

Ici, on monte à la Chilienne : Pas de selle, pas d’étriers, et on tient les rênes  d’une seule main.

Pour commencer Lucie fait un petit tour, elle est tellement contente. Après votre narrateur va faire parler son immense tallent afin de monter à la chilienne (en se rappelant que la dernière fois qu’il a monté, son cheval s’étant emballé…il avait quand même eu un peu la pétoche… ) : Vous l’aurez compris, on est pas des as, mais on passe encore un moment que les filles ne sont pas prêtes d’oublier. Lucie et Norah, l’une après l’autre, font un tour avec notre Narrateur. Norah a adoré, et à chaque fois que le cheval se mettait a galoper, elle nous lançait son fameux cris avec sa petit voix « youhouou »…. Géniale.

Le matin, la remontée du chemin était quand même plus facile car le chemin était en meilleur état. Nous roulons jusqu’à Coyhaique, sur l’autre route mythique, mais du chili cette fois : La Carretera Australe. Cette route a été faite au début des années 80, et sorti beaucoup de villages de pêcheurs de leurs isolements et solitudes. Cette route est en effet fantastique à travers, montagnes, lacs fjords, rivières, parcs, forêts….

Le 19 nous restons à Coyhaique et reprenons la route le 20, mais le temps est comme la route : détestable. Certainement la route la plus difficile depuis notre aventure : merci le 4 x 4, car certains passages étaient tellement boueux, que nous nous serions embourbés sans ça. Nous entrons dans le Parc Queulat, ici la végétation est abondante. C’est incroyable à quel point on se croirait dans la jungle. Nous sommes au milieu d’un fjord, il pleut toute la journée, il y a de la brume, des cascades tout autour de nous…. On se croit dans Jurassic Park… On a peur de se faire piétiner par un diplodocus à chaque instant, mais surtout peur de rester coincer dans la boue, et ici, très peu de monde et pas de TCS. Nous roulons---à 15 ou 20 km/h de moyenne, et nous nous arrêtons à Puerto Puyuguapi ou nous pensons passer 2 jours…. À suivre  

 

Du 21 au 26 décembre, de Puyuguapi à Esquel, Noël autour d’un feu

 

 

Nous nous réveillons à Puyuguapi, au bord d’un fjord magnifique. Le temps est bien plus beau qu’hier, Le Jurassik Parc a cédé sa place à un décors ou les dinosaures semblent être un lointain souvenir…mais quand même que la route fut pénible. Une bonne journée de repos autour de se fjord, ou la marée basse nous laisse le loisir de découvrir les centaines de crabes cachés sous les pierres, Les filles adorent retourner chaque pierre et crier : « Ici, ici, des crabes » (ou « ici ici des cabes  papa !!! » pour Norah). Une bonne journée bien méritée que les filles apprécient pleinement. Le soir… Puyuguapi se transforme en meeting point. D’autres voyageurs nous rejoignent : Il s’agit de Hugo et sa femme avec son tank (vous vous souvenez, celui qui avait eu des problèmes de chauffage à El Calafate), et Frank, un allemand rencontré aussi à Ushuaia. On ne sait pas son nom, mais on l’appellera Frank, la prochaine fois on va lui demander son nom…

On discute bien entendu de la route, car terrible. Pour eux, ils ont au moins rouler avec le soleil et ils ont pu voir le Glacier dans le Parc Queulat, visible depuis la route normalement. Nous en dehors de la boue, le brouillard et quelques T-Rex, on a rien vu….. pas bien grave, on a demandé, ils ont pas vu de T-Rex eux…..

Hugo nous explique, qu’il a dû rouler en première tout le long du parc, car trop dangereux. Nous on est un peu surpris vu la taille de l’engin qu’il conduit…..

Le lendemain, le moteur de Hugo nous réveille, mais pas trop tôt…il est 08h45… Il part avant nous. Nous on prend le petit déjeuner tranquille, on part 20 minutes après Frank, il est 10h15.

Pourquoi tant d’informations sur les heures ? Car à 11h15 on rattrape Hugo… c’est vrai il va vraiment pas vite. On se demande pourquoi on lui demande si  il a un problème. « Non non tout va bien ». OK… on continue la route est on voit Frank qui fait une petite pause cigarette. On parle de hugo…allez on vous le dit, on s’est un peu moqué. Quel avantage d’avoir un tank si on ose pas rouler sur la piste ?? on trouve pas la réponse mais on a une théorie : sa femme à du installer une vitrine avec des bibelots et Hugo ne doit pas les faire tomber, sinon …gare !!!.

Bref, on continue la route avec une petite pensée pour Hugo et avance jusqu’à  Esquel, de retour en Argentine ou nous avons rendez-vous avec Fabienne et Olivier pour fêter Noël.

Le 23 nous allons faire les courses….. On cherche des produits différents pour Noël…mais il est très difficile de se faire plaisir par ici. Dans les magasins, que de la viande. Sur les emballages de jambon blanc et jambon cru, il est noté « Produit de Fête »…ah bon ??? On se dit qu’il doit bien avoir une poissonnerie en ville, car le seul poisson en vente dans les magasins sont les poissons en battons surgeler (super comme produit de fête). On demande à une personne :

-          Savez-vous on nous pouvons trouver du poisson ?

 

Après un regard interrogatif, du style « c’est quoi ce débile, du poisson pour Noël ?? il a pas trouver le jambon blanc ?? » On a droit à

-          Euhh… je crois… attendez…. Non !!

Nous allons donc à l’office du tourisme car on y tient à notre poisson. Il y a une poissonnerie en ville. Whouau…on y va : elle est fermée, clé sous la porte faillite. On est super déçu et très surpris, les argentins avec toute leurs côtes ne manquent  pas de poisson. Il semble que tous les bons produits sont destinés soit pour les restaurants soit pour l’export. On a donc acheté une belle pièce de boeuf. On se remonte le moral sur le prix : 1 kg pour chfr 10.-

Nous recevons un message d’Oliver, ils arrivent à Esquel et vont faire les courses avec la même démarche que nous : la démarche « poissons ». Croyez- nous cher lecteur, le bœuf et le poulet, c’est bon, mais c’est vachement restreint en choix… A l’office du tourisme on lui donne 2 adresses. L’ayant rencontré on lui dit que la première n’existe plus, l’autre est très éloignée, on ne sait pas si il va y aller. Nous nous avons déjà notre rosbeef, on cherche un endroit avec une connexion internet pour skyper nos parents et on se retrouvera après.

Nous recevons un message d’Oliver : « j’ai des crevettes et 2 truites »…. C’est décidé, après le coup du four, là c’en est trop….

On se retrouve et on va au parc Les Alercers ou nous passerons Noël. Un superbe endroit de verdure avec des lacs et des rivières. Après autant de route on va se poser. Les enfants sont HEUREUX de se retrouver, c’est super. Ici rien à craindre, les enfants peuvent sortir et s’amuser. Pour nous, il est temps de planifier notre stratégie « bouffe »…. On va tout partager…. ON EST D’ACCORT, du style eux ils ont des Truites….. on a trop envie de poissons… en plus c’est super sympa. Voici nos repas :

24 au soir, repas dehors au bord d’un lac, avec un feu :

 

Apéro, suivi d’un avocat aux crevettes, sauce cocktail, puis d’un roastbeef  magnifiquement cuit part votre narrateur dans le COBB, avec patates sautées et haricots, sauce aux champignons et mousse au chocolat comme dessert : repas fantastique, préparé par Laure et secondé très étroitement par votre narrateur. Tout le monde a adoré.

On passe une super soirée, les enfants se sont éclatés, inutile de vous dire à quel points ils sont excités, avec  LA question : Le père Noël va il nous trouver dans ce parc verdoyant ??? On pense que oui. Après on peut rien leurs promettre, on connait  pas l’itinéraire du Père Noël. Nous allons nous coucher  après de bonnes  discussions près du feu. Quelle superbe soirée de réveillon.

25…matin… 07h58… Lucie se redresse, passe sa tête par le rideau qui sépare la capucine « Maman… »(en chuchotant), et ne dit que maman, et pointe son doigt en direction de la cuisinière ou repose une montagne de cadeau. Le père Noël sans aucun doute. Il nous a donc trouveé. Norah se réveille, vient nous voir et nous dit « Papa, j’ai fait un cauchemar », elle a oublié, puis voit les cadeaux, elle en oublie son cauchemar.

Nous commençons la distribution de cadeaux, Le père Noël a très bien fait son travail et les filles sont aux anges. Lucie a reçu une barbie sirène et plein d’autres choses, Norah a reçu une peluche bourriquet et plein d’autres choses… trop bien.

Les enfants se rencontrent un peu plus tard et racontent ce qu’ils ont reçu, ils se montrent leurs jouets, regardent un dessin animé ou 2…et nous attaquons le repas. Cette fois Olivier et Fabienne nous préparent le repas…. Les Truites cuitent à la braise dans du papier d’alu : Fantastique, que du bonheur, un Noël inoubliable. On ira se coucher un peu plus tôt….. on a besoin d’un peu de sommeil.

Le 26 journée au Parc… o va aller se promener… à bientôt  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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