Péninsule Valdés

2 et 3 novembre, la péninsule de Valdès.

La première fois … tout le monde se rappelle de SA première fois. Sans aucune expérience on se sait trop comment y aller, on y pense beaucoup, ça nous inquiète même un peu, soyons franc, on est super impatient mais on a la pétoche. Pour se rassurer on en parle a des amis qui l’on déjà fait, mais bon ça nous aide pas beaucoup. Faut il y aller lentement ??, ou un peu plus vite ??, pour que ça ne soit pas trop ennuyeux, on doit quand même y mettre du sien et rester bien concentrer pour éviter les erreurs et toujours rester sur la PISTE… HA …. Notre première Piste (bein oui…. !!! de quoi je parlais à votre avis ??)

La Péninsule de Valdès, les baleines, les manchots, les éléphants de mer et ses 400 km de pistes, on en rêvait, allons-nous voir des baleines ?? certainement, des orques, on y croit pas, allons-nous avoir des problèmes sur la route…. On s’ y attendait pas si vite, mais la première fois pour ne pas l’oublier, il faut qu’il se passe quelque chose…

Nous nous rendons à la péninsule et au centre d’information, nous souhaitons avoir une meilleure carte et un peu d’info. Le temps et magnifique. Un employé nous donne ces informations et nous recommande d’aller voir les baleines aujourd’hui, les conditions sont idéales et on ne sait jamais le temps qu’il fera demain. On décide d’écouter son conseil.

On se rend donc à la seule ville (village) de la péninsule ;Puerto Pyramide. Petit village ou tout tourne autour de la sortie en mer et la visite des baleines. L’ambiance y est très spéciale, certainement dû à notre excitation du moment, on a tellement hâte et aussi très peur d’être déçu (comme notre sortie en mer in Islande pour y voir ce qui ressemblait à un bout de pneu à 250 mètres).

Les prix… le guide du routard de 2004 parlait de 40 Pesos la sortie en mer, nous payons 180 par personne, inflation quand tu nous tiens !!! domage que notre camping- car n’aie pas l’option amphibie…

Nous étions prêt à faire la sortie en mer du soir, (encore plus cher) la vendeuse est prête à nous vendre ça, mais une touriste nous déconseille ; il y fait trop froid, pas terrible pour nos puces ; merci du conseil. Nous allons partir sur le prochain bateau dans 30 minutes… notre cœur s’emballe.

Nous allons donc nous habiller et nous équiper, le bateau s’en va. Lucie est aussi très excitée. Nous rencontrons des français à bord : dialogues :

-          Nous : ah bonjours !! enfin des gens qui parlent français, vous êtes français ?

-          Eux : oui !  (et retournent la tête)

-          Nous pensons (ils sont peut-être parisiens et travaille aux guichets à la sncf !!)

Bref on est là pour voir des baleines, pas pour se faire  des potes, ici c’est chacun pour soi. Si quelqu’un se met devant toi, pour prendre une photo… c’est comme ça que ça se passe. Mais notre bateau n’est pas trop chargé. Nous préparons notre plan d’attaque avec Laure : Je prends les photos toi tu gardes les filles !!!  non je blague, on fait ça à tour de rôle bien entendu.

On va un peu au large dans le golfe, l’attente n’est pas longue, après 5 minutes, un réflexe idiot : on tend notre bras et on crie fort LA-BAS…. Mais tout le monde l’avait vu. SUPERBE, ça y est, rien que le fait de l’écrire les poils se dressent, C’ est juste magique, Une baleine avec son bébé, à 5 mètres de notre bateau, un moment à droite du bateau, un moment à gauche, pour que tout le monde puisse s’en mettre plein la vue et pleins les objectifs (MINCE mon reflex, c’est ici que je le regrette le plus). Nous restons une quinzaine de minutes à leurs côté avec un sourire béant que nous ne pouvons enlever de nos visages. Ces baleines se montrent et on aime les regarder . On repart à la recherche d’une autre maman, on en voit d’autres au loin, mais on continue dans une autre direction. Le pilote sait certainement ou se trouve un autre couple. En effet, un autre couple. Le spectacle recommence, on ne se lasse pas, on essaie à nouveau de prendre une photo….quand dans notre angle de vue, une troisième sort de l’eau et fait un plongeon magistrale. Pas le temps de faire la photo ça ne dure que quelques secondes mais cette image on la garde bien précieusement au fond de nous. On a quand même quelques jolies photos de queues… on est plus que content !

On aimerait tant le refaire…..  une  autre fois

Nous rentrons au village, et allons au camping pour scruter nos photos…. Et se coucher tôt, demain 400 km de piste, on a les pneus qui démangent, on a hâte aussi de faire le tour de la péninsule.

On se lève le matin suivant avec une certitude : on a bien fait de faire la sortie en mer hier, le temps est très mauvais, il pleut et le sol est très boueux. En route pour la piste après un petit déjeuner.

La piste est bonne en début de parcours, après 1 heure nous faisons notre premier stop pour voir des lions de mer, mais les lions de mer sont assez loin et la lumière n’est pas bonne…. On voit franchement rien, mais on le savait que ce point de vue n’était pas terrible, en route pour le second arrêt ou nous allons aussi manger. La vue est bien meilleure, on peut aller à quelques mètres des éléphants de mer, et la mer est magnifique, mais le ciel trop chargé pour se rendre compte des bleus de cette mer tellement exceptionnelle qui n’a rien à envier aux caraïbes (sauf la température).

Nous reprenons la route, dans quelques km des manchots ...  chouette  on  en a jamais vu en liberté. Les filles s’endorment, nous roulons, ici la route est très mauvaise…. Et voilà…. On se fait surprendre par un côté de la route, nous roulions trop doucement et nos 2 roues droite se fond prendre dans de la boue, ça déséquilibre notre véhicule et en quelques seconde notre véhicule est coincé est le moteur calle… mince….  En sortant on se rend compte que cette boue est en fait une sorte de terre glaise très très collante et très lourde, à peine posé le pied que ça colle sous la chaussure. Notre premier embourbage… à la pelle.

Après plusieurs minutes, il fallait bien « décoller » cette terre et libérer nos roues ; 3  essais et c’ est gagné. On se rend compte qu’on ira pas faire le « Camel Trophy » avec ce véhicule . On sera bien plus prudent et on va aller acheter une seconde pelle. (la première, on l’avait acheté la veille, si c’est pas de l’intuition ça !!)

On arrive enfin à nos amis manchots, ils sont très rigolos et les filles aiment beaucoup, on re-roule, Laure croit voir quelque chose dans la mer au large, on s’arrête et elle voit une baleine au loin, même au loin, c’est un plaisir… quand soudain, ce que nous pensions être une baleine, sort un peu plus de l’eau, on y voit du blanc, du noir et un aileron sur le dos : UNE ORQUE !!! s’écrie Laure, c’est une Orque…  même au loin, on sait qu’on en a vue  et que c’est très difficile et rare d’en voir une. On aurait aimé faire une photo d’une orque qui vient happer un bébé phoque sur le rivage (navré pour le phoque, on aurait même fait signe à l’orque pour lui dire ou il y en avait…), mais bon, on a déjà beaucoup de chance.

En fin de journée notre dernier stop, le plus beau, en plus le ciel s’est amélioré. On voit la marée monter a vue d’œil, s’est très relaxant de rester la tranquillement à regarder cette vue et ses Lions de mer. Les filles prennent leur goûter et il va être temps de partir, en montant à notre camion, un Tatou et son armure… trop drôle…. En arrivant au camping- car, pas envie de partir. On se dit, personne ne nous attend, allons profiter de cet endroit encore un peu…on a bien fait. On voit à nouveau des baleines, elles semblent être plus excitées  que dans le golf hier, une bas de la queue. Nous voyons sans arrêt cette queue frapper la surface de l’eau… après quelques instants, le premier saut magistrale hors de l’eau, et toute une série s’en suit. On les regarde pour être bien certain de ne pas en manquer un seul. On aime, on adore, on a été émerveillé, c’était la péninsule de Valdés et vos fidèles Vagabundos.

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